Nachr., p
3. Notons quelques emplois comme celui de de avec l'ablatif au lieu du génitif, Vat., 22 (Stow., 45,11). |
4. On ne saurait rapporter à une imitation des poëtes des faits comme l'emploi de posco avec l'accusatif de la personne {Vat., 22, Slow., 15, 7) ou celui de navigare avec l'accusatif (Vat., 22, Stow., 15, 12). Cf. Draeger, Hist. Syn£., 1, p. 333. Signalons la construction de ceteri, placé le premier comme, en grec, oi æhhot: Val., 7 (Stow., 7,31):8 (id., 8, 26); 13 (id., 11, 6); 18 (id., 13,36).
+, Vat., + :Stow., 6, D
accompagné d'un adjectif, habitude plus facilement explicable par l'usage des gloses dont parle M. Zimmer, que par une imitation trap fidèle de la poésie virgilienne. On a relevé, il est vrai, dans la place des épithètes une symétfie qui rappelle la construction chère aux poètes classiques {. Il suflisait de quelques exemples donnés par les grammairiens pour recommander cette pratique. L'imitation de la poésie métrique aurait influé, semble-t-il, sur le choix des épithètes. Or, on relève rarement, dans les Hisperica Famina, des épithètes familières aux poètes ?, Les adjectifs ne nous aident pas à comprendre le texte. Les auteurs ont été moins préoccupés de peindre l’objet en exprimant sa qualité que de remplacer le mot propre par une périphrase #. Cet emploi constant des périphrases est d'ailleurs une cause d'obscurité. Pour une expression intelligible, en dépit de l'impropriété, comme arborea pelta, équivalant à lignea pelta , combien sont impossibles à expliquer ! Nous sommes aidés, il est vrai, par l'habitude des textes hispériques de reprendre plusieurs fois la même idée *. C'est grâce à ces répétitions que nous apercevons parfois une lueur dans ces ténèbres. En rapprochant, en comparant les elforts successifs, soit dans la même recension, soit dans les recensions différentes, nous parvenons à saisir un mot, qui nous permet ensuite d'entendre le passage ou nous donne l'illusion de le comprendre. Si ces répétitions nous sont utiles, elles rendent la suite des idées extrêmement obscure. Pour certaines parties, on se demande si elle existe vraiment, et si nos manuscrits n'ont pas rapproché, dans un texte suivi, des locutions, des phrases, groupées d'après le sens général, mais qui, dans le texte primitif, ne présentaient pas l'unité d'un récit.
Pas plus que le vocabulaire, le style des Hisperica Famina ne prouve donc qu'ils aient été composés par des hommes connaissant les lettres classiques. Îls ont été écrits dans un milieu où on se
1. Stowasser, Jahreshericht, p.17, ete... Parexemple, Vat., 1 (Stow., 40, 1): Ampla peclaralem suscttal vernia cavernam.
2. Citons vitreas.. undas. Paris, 100, 1, et Prudence, Peri steph., 12, 40.
3. Pecloralis caverna pour pectus, Vat., 1 (Stow., #, 1), lacrimosae guttae pour lacrimae, Vat., 3 (Slow., 5, 33), ele.