‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 223 sur 404 · NT & NN · texte numérisé non relu

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caractéristiques de la vie, de la végétation, de la civilisation espagnoles !; nous ferons remarquer tout d'abord que la langue es assez peu précise, dans ces textes, pour quon puisse y retrouver, avec une égale vraisemblance, le reflet de toutes les civilisations ?, De plus, l'hypothèse de M. Geyer, qui rapporte à l'Espagne la production des Jisperica Famina, n'aurait d'autre avantage que d'expliquer le titre. [1 resterait à établir comment ces textes ont eu une influence sur les Irlandais et les Bretons, et sur eux seuls. Il ne faut pas oublier, en effet, que nous avons à rendre compte non du seul texte publié par Mai, mais de tous ceux où se rencontrent des mots hispériques.

L'effort le plus considérable a été tenté par M. Zimmer qui a abordé le problème avec sa science et son imagination habituelles 5. Il commence par retourner contre l'hypothèse de Mai le seul argument qui semblaitavoir quelque valeur. Pour M. Zimmer, en effet, les mots scottigenum eulogium * signilient le latin irlandais ; dès lors, eulogium est forcément ironique; et l'on ne peut attribuer, avec vraisemblance, à des Irlandais un ouvrage où le latin qu'ils parlaient est si dédaigneusement traité”. Comme, dans la seconde moitié du v° siècle et dans la première partie du vi, il y avait, dans les monastères du sud-ouest de la Bretagne, des clercs irlandais, M. Zimmer croit à une plaisanterie adressée à l'un d'eux par un moine breton. Cette hypothèse lui semble confirmée par l'existence des gloses bretonnes dans le manuscrit de Luxembourg et dans l'Hymne de saint Omer, ainsi que par les ressemblances de vocabulaire entre les Hisperica Famina et Gildas. Ce n'est pas seulement dans la Lorica qui, pour, est bien l'œuvre du saint breton, que M. Zimmer relève l'influence des Aisperica Famina,mais dans le De ercidio et conquestu Bri-

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