‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 224 sur 404 · Cf. Stowasser, id., II, p · texte numérisé non relu

Cf. Stowasser, id., II, p

3. Nennius vindicatus, Anhang, p. 292. — M. Zimmer n'a pas modifié ses conclusions dans ses ouvrages postérieurs,

4. Vat., 11iStow., 9,23: « Non ausonica me subliqat catena ! Ob hoc scolligenum haud creptlabundo As Nachr., p. 19 crepitundo) eulogium. » Lux. 2,12: Nam striclus romanti lenoris septrical nexus nec scottigenum aperlo forcipe pompo serium. »

5, Il explique d'une façon analogue l'allusion à l'huile irlandaise, Vat., Î (Stow., 10, 71.

6. Nenn. vind., p. 301. Cf. Wh. Stokes, Trish glosses, p. 134. Gildas aurait composé cette prière avant de quitter la Bretagne, et elle aurait été apportée en frlande, à l'occasion de la peste de 547.

LES « HISPERICA FAMINA » 251

tanniae. On n'y trouve pas, 1l est vrai, les termes propres du vocabulaire hispérique, ce qui s'explique aisément par la différence des sujets ; mais la construction dactylique, les hellénismes, les composés en -eus accusent suffisamment une parenté entre les deux textes. M. Zimmerarrive ainsi à la conclusion suivante : les Fisperica Famina « ont été écrits dans un cloître du sud-ouest de la Bretagne par un Breton, au vi° siècle, et plutôt dans la première que dans la deuxième partie du vr siècle! ». Derrière cette caricature, nous apercevrions le théories littéraires qui dominaient l'école d’Iltud, l'egregius magister Britannorum *. Cette école même, M. Zimmer en trouve le tableau dans les chapitres 6 à 13 des Fisperica.

Tout d'abord nous écarterons l'argument qu'il a tiré du scottigenum eulogium. I] n'est pas évident que ces mots signifient le latin irlandais. Si, comme M. Zimmer le suppose avec vraisemblance, les Hisperica Famina ont été composés dans une école monastique, en quoi le Jatin breton qu'on v parlait pouvait-il différer du latin irlandais ? Il ne s'agissait pas là d’une langue apprise par l'oreille où l'on retrouvât les déformations subies par les mots qui, en dehors de l’école, sont passés du latin enirlandais. On ne saurait, croyonsnous, parler d'un latin ecclésiastique breton et d’un latin ecclésiastique irlandais. L'interprétation de M. Zimmer ne s'impose donc pas. Nous croirions plutôt, avec Mai, que l'auteur des {isperica Famina a voulu opposer le latin lui-même (ausonica catena, romanus lenor) à irlandais (scofttigenum eulogium, scottigenum serium). L'ironie dédaigneuse avec laquelle, dans cette conjecture, il parlerait de la langue vulgaire ne contredit pas cette supposition : on trouverait des exemples de ce mépris chez les clercs du continent. Après ce que nous avons dit plus haut, nous devons d'ailleurs reconnaître que, pour avoir été composés par un [rlandais, les Hisperica Famina n'auraient pas été forcément écrits en Irlande.

Le raisonnement , quia permis à M. Zimmer de supposer que la Lorica avait Gildas pour auteur, est des plus ingénieux, et rien ne prouve a priori que cette conjecture soit fausse. Nous voudrions pourtant qu'il eût établi avec plus de certitude l'erreur du Codex Coloniensis qui attribue l'hymne au Scot Lathacan. M. Zimmer estime

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