‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 227 sur 404 · V.43, fatimine ; v. 30, praesagmine ; v. 12, fundamine · texte numérisé non relu

V.43, fatimine ; v. 30, praesagmine ; v. 12, fundamine

. V.18, nn v. 111, poliandria.

Cf. Bern. and AU. Lib. Finn. Il, p. 144.

LES « HISPERICA FAMINA » 255

qu'il ait Columba pour auteur ‘, je ne sache pas qu'on puisse lui attribuer une origine bretonne. Cet hymne nous fournit donc le témoignage que le vocabulaire hispérique était employé en Irlande. Nous pouvons ajouter, sans y insister, que nous trouvons même dans Columban dodrans avec le sens qu'il a dans les Hisperica Famina *. Nous nous garderons d'en conclure que les Hisperica Famina ont une origine exclusivement irlandaise, qu ils ont été certainement composés dans l’école où l'auteur de l'Al{us prosator, où saint Columban lui-même ont été instruits, que, par suite, la Lorica dite de Gildas a été composée par le Scot Lathacan, enfin que les chapitres 6 à 13 des Hisperica Famina nous offrent des scènes de l'école de Finnian. Mais, laissant de côté, d'une part, tous les textes de date et d'origine indécises, de l'autre, les arguments tirés de la présence des dérivés en men et les hellénismes, nous dirons : dans l'hymne Altus prosator, qui a été composé en Irlande, et dans un manuscrit de Juvencus écrit en Bretagne, peut-être même dans le De excidio Britanniae, écrit au vi* siècle, dans le même pays, nous trouvons des termes propres à la langue des /Jisperica Famina. Ce rapprochement prouve que cette latinitéa été connue à la fois dans les deux pays. Par suite, on peut, avec vraisemblance, parler d'un milieu scolaire britanno-irlandais, dans lequel auraient eu cours les tendances manifestées dans les Hisperica Famina. Par suite aussi, en l'absence d'indication précise sur la nationalité de l'auteur des Hisperica Famina, et de la Lorica de Gildas, on ne peut, d'après le seul vocabulaire, attribuer l’origine exclusive de ces textes à l'Irlande ou à la Bretagne.

Quant à la date de leur composition, l'hymne Altus prosator, la Lorica Gildae permettraient de la rapporter au vi* siècle, puisque à cette époque, la latinité hispérique était en usage. 1] ne serait pas impossible, d'ailleurs, que les Hisperica Famina fussent antérieurs à cestextes, où les mots hispériques n'ont pas paru forcément pour la première fois. D'autre part, nous avons des raisons de penser que cette latinité était encore à la mode au vu siècle 4. Il y a mieux :

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