M. 89, col
3. Lector casses. v. 5+ (Epist. Mer. et Kar, aevi, X, p. 240). Signalons dans ce poème des composés en -mnen, v. 15, 66, 80, 86...; des hellénismes, v. 17... Cf, Aethilvwaldi carm., v. 30, 36, 59, 89 (id., p. 243).
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LES LETTRES EN BRÉTAGNE ET EN IRLANDE AU VI SIÈCLE 291 qui lui avaient, au siècle précédent, semblé utiles pour la lecture sacrée, mais nous n'en possédons pas la preuve. De bonne heure, les Bretoris furent en contact avec l'Eglise romaine en Angleterre. Au début, leurs rapports furent difficiles; mais, dans la suite, ils subirent son influence ; Théodore, en particulier, eut une grande part dans la soumission de l'Église bretonne à l'Église de Rome. Il est donc vraisemblable que les monastères bretons abritèrent aussi quelques-uns de ses disciples.
Pour l'Irlande, nous possédons plus de renseignements, bien que le nombre en soit encore très restreint. En tout cas, nous ne serons plus contraints de recueillir, dans les vies de saints, les indications hasardeuses que, jusqu'à présent, nous n'avions pu entièrement rejeter ; ou, si nous les utilisons, ce sera pour n'y prendre que des faits confirmés par d’autres documents.
Il est établi qu'au vu siècle, les monastères irlandais furent des centres de discipline régulière et de lecture sacrée. Baithen, qui succède à Columba comme abbé d'lona, est représenté par son biographe comme incomparable in cognitione divinarum Scripturarum À, Ce témoignage est confirmé par Bède qui nous montre, vers le milieu du siècle, le Gaulois Agilbert, se rendant en Irlande pour lire l'Écriture ?. Il est vraisemblable qu'après avoir utilisé les lettres pour cetteétude, l'Église irlandaise ne les avait pas répudiées, alors quelle devenait plus prospère; c’est pour les étudier que. d'après Bède, Alfred s'exile dans les îles des Scots 3. Nous verrons, dans le chapitre suivant, que la lecture sacrée est la principale occupation des moines scots qui s'établissent en Angleterre. Dans la première partie du vu° siècle, un chef irlandais se retire à l'école de Tuam Drecan et y suit les cours de trois écoles : école de lettres latines et chrétiennes, école de droit national irlandais, école de littérature nationale *, Nous laissons de côté toutes les écoles dont l'existence est signalée dans l'ouvrage de M. Healy ; les moindres huttes où priaient des anachorètes deviennent, à ses veux, des centres d'études considérables.
Faut-il croire que, néanmoins, l'usage des arts libéraux ait été peu répandu, ou que les Irlandais, suivant le conseil des Pères d'user des lettres dans leur jeunesse, et de les oublier ensuite, en