‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 230 sur 404 · Vila Cuthberti, 24 (M. 84, col · texte numérisé non relu

Vila Cuthberti, 24 (M. 84, col

+. D'Arbois de Jubainville, Introd. à la litt. celt., p. 388. L'enseignement des lettres classiques. 17

298 LES LETTRES CLASSIQUES EN BRETAGNE ET EN IRLANDE — Il

aient dissimulé les effets, ou bien encore que les écrits conservant, en traits manifestes, le souvenir des classiques aient été perdus ? Toujours est-il que les ouvrages composés par des Irlandais à cette époque, ceux de Cummian, de Tirechan, d'Aïleran, de Muirchu Maccu Machtheni, les hymnes contenues dans l'Anfiphonaire de Bangor, Ÿ se ressentent peu ou point de l'influence classique.

Cummian écrivait son traité De controversia paschali ! entre 643 et 636 ?. Le stvle est clair, mais, nulle part, on n'aperçoit, soit dans le choix des mots, soit dans certaines habitudes de syntaxe, soit dans la forme de la phrase, que l'auteur ait lu les textes profanes. À en juger par cet opuscule, Cummian n'avait étudié que les écrivains sacrés, auxquels il fait de continuels emprunts. On y relève quelques mots grecs plus ou moins bien latinisés mais qui devaient se rencontrer déjà dans la langue ecclésiastique *. Notons-le, dès cette époque, les Irlandais sont en rapport avec l'Église romaine en Angleterre; mais, nous le verrons !, celle-ci n’a pas encore exercé son action dans le domaine des lettres.

Les notes de Tirechan pour la Vie de saint Patrice, écrites avant 656 *, sont rédigées dans une langue claire, correcte, en général, mais qui ne suppose en rien, chez leur auteur, la connaissance des écrivains antiques.

Devons-nous citer Aileran parmi les écrivains irlandais du vi siècle? Pour Fabricius', ilétait postérieur à Adamnan, M. Groeber' le fait mourir après 665. Son Interpretatio mystica progenilorum Christi* est intéressante, parce qu à la fois, elle nous montre que

l'explication mystique de l Écriture était en usage chez les Irlandais. et nous renseigne sur les nombreux ouvrages qui composaient leur bibliothèque sacrée. Mais, onn y aperçoit rien, — le sujet, d'ailleurs, ne le permettait guère, — qui prouve l'étude des classiques.

Nous ne savons pas à quelle date exacte il faut rapporter la Vie

de saint Patrice par Muirchu Maccu Machtheni”. Elle a été com-

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