‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 231 sur 404 · Wh. Stokes, Thetrip. Life, 11, p · texte numérisé non relu

Wh. Stokes, Thetrip. Life, 11, p

posée avant 698 ! ; mais Muirchu appartient-il encore à la génération qui n'a pas profité du mouvement créé en Bretagne par Théodore et Hadrien? nous l'ignorons. Son ouvrage présente un très grand intérêt. Il est écrit dans une langue nette, et, le plus souvent correcte, autant quon peut en juger à travers le manuscrit que nous possédons ?. À côté de la terminologie habituelle des hagiographes, des citations et des réminiscences de l’Écriture, on surprend, dans les épithètes et les images, une certaine recherche de style. On pourrait d'abord croire à l'influence de l'école hispérique; les redondances du début rappellent la méthode de développement qui y était en faveur ?. Mais, en lisant avec soin la Vie de saint Patrice, on a l'impression très nette que son auteur a dû. connaître les poètes ‘; et l'on n'en peut plus douter quand, dans le second livre, on reconnaît, presque intégralement emprunté, un vers de Virgile 5. Voilà donc encore un Irlandais du vue sièclequi avait été en contact avec les lettres classiques ; mais n'exagérons pas ses connaissances, et ne nous hâtons pas de faire de lui un humaniste. C'est surtout le vocabulaire qui, chez Muirchu, se ressent de ses lectures. Nous le connaissons mal, il est vrai, et on le jugerait peut-être injustement d’après cet unique ouvrage, écrit vil sermone, ainsi qu'il nous en avertit. Pourtant, nous ne croyons pas nous tromper en le considérant comme très inférieur à Columban età Adamnan.

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