‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 232 sur 404 · P, 269, in hoc — deduxi · texte numérisé non relu

P, 269, in hoc — deduxi

4. Relevons, par exemple, dans le livre [ : sub brumali rigore (p. 273), flaluque prospero (p. 274), hunc intuens turvo oculo talia promentem (id., p.281 — Ovide, Métam., V, 92?); dans le livre II : boves indomiti (p. 298), altis fluctibus Concava aera, flavis vallibus, freti tumore (p. 299), etc... — Il est possible que certaines périphrases soicnt empruntées à des recueils de gloses ; ainsi : undarum vertices (p. 299). Signalons (p. 298) le mot grec antropi,

9. Livre IX (p. 291): Nor non inruil el fuscis tellurem non amplexerat alis el pallor non tantus erat noctis et astriferas non induxerat Iesperus umbras; et Virgile, Aen., VIII, 369 :

Nox ruit et fuscis tellurem amplectitur alts.

M. Whitley Stokes qui a noté ce rapprochement voit dans les mots suivants un souvenir de Valerius Flaccus, Argon., VI, 752.

L'Antiphonaire de Bangor est rapporté au vu* siècle. Si nous examinons le rythme des hymnes qui s'y trouvent recueillies, nous voyons que, sauf dans l'hymne de saint Hilaire, qui appartient à une autre époque, on n’y relève pas d'exemple de versification métrique. Pas plus que la forme, la langue de ces hymnes ne nous fournit d'indication sur ce qui nous intéresse. Les autres hymnes, contenues dans le Ziber [lymnorum, qui pourraient être rapportées à la même époque, ont le même caractère, si bien qu'au vif et au vit siècle, pour citer, en dehors de Columban, un Irlandais qu ait fait des vers latins prosodiques, nous sommes obligé d'invoquer l'exemple assez peu sûr de Cellanus.

M. Traube, trouvant, dans un manuscrit de Florence !, des vers latins composés par un abbé du nom de Cellanus ?, a supposé que l'auteur devait être l'abbé de Péronne qui succéda à Ultan, frère de saint Fursy, et qu'il devait être, en outre, identifié avec le Scot* anonyme dont nous avons une lettre adressée à Aldhelm ‘, À vrai dire, ce rapprochement, qui n'est pas impossible a priori, nest fondé que sur des ressemblances de style. Mais l'attribution des vers à Cellanus et la nationalité de ce dernier me semblent à peu près certaines ?, Cellanus serait mort en 70656. Il appartiendrait ainsi à la même génération qu'Adamnan, et comme nous allons le voir à propos de celui-ci, 1l serait possible qu'il n'ait pas dû son éducation entière à l'Irlande. Quand il écrivit les vers retrouvés par M. Traube, il était en tout cas sur le continent, et si vraiment 1 ne fait qu'un avec le correspondant d'Aldhelm, il a pu subir l'influence de l'Église romaine. Dans quelques-uns de ses versi, on relève des épithètes et une facture qui rappellent la poésie classique. Le vers 33 est un imitation de Virgile8. Mais, nous le répé-

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