‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 241 sur 404 · SO · texte numérisé non relu

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268 LES LETTRES CLASSIQUES EN BRETAGNE ET EN IRLANDE — Il

pas qu'ils aient poussé très loin cette étude ; s’il est parfois difficile de reconnaître le type de versification dans les hymnes latines de cette époque, peut-être cela s'explique-t-1l par ce que les auteurs connaissaient mal les règles de l'accent latin, Nous verrons bientôt, en Grande-Bretagne, quels efforts étaient nécessaires à des étrangers, pour déterminer la place de l'accent dans les mots latins.

Qu'ont-ils connu de la rhétorique et de la dialectique ? nous l'ignorons. Les Hisperica Famina nous ont montré les applications de cette rhétorique spéciale que le grammairien Virgile appelait du nom de leporia. C'est tout ce que nous pouvons en dire. Quant à la dialectique, l'unique témoignage qui a été souvent invoqué !, l'étude dialecticalis sophias, attribuée à Fintan par Adamnan*, a disparu, quand une lecture plus attentive a substitué à ces mots ceux de dialis sophias.

Le grec.

L'enseignement du grec, nous l'avons déjà dit, a été générale ment considéré comme un des traits les plus caractéristiques des écoles d'Irlande *. Nous allons examiner rapidement dans quelle mesure les Irlandais, et nous y joindrons les Bretons, ont, au vis et au vu siècle, mérité la réputation d'hellénistes. Nous disons les Irlandais et les Bretons du vi® et du vu® siècle, non ceux du ivt siècle ou ceux du vi” ou du 1x°. Nous ne saurions, en remontant dans le passé, nous appuyer sur l'exemple de Pélage {, dont les connaissances, acquises ou tout au moins perfectionnées à Rome, au début du v° siècle, ne nous garantissent pas celles des Bretons, à ce moment ou dans les âges suivants. Et nous n'aurons garde, non plus, d'invoquer, par un anachronisme usuel, la science de Sedulius ”, de Scot Erigène et de Dicuil, et de la faire rayonner

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