Cf. Reeves. The Life of St! Columbat, p. 35%, note
prendra que nous rappelions ces récits, sans affirmer qu'ils correspondent à la réalité. Le seul indice certain que nous possédions est la présence de mots grecs dans les textes hispériques, dans Muirchu Maccu Machtheni, et, ce qui est une preuve plus décisive, parce qu'elle est de date mieux définie, dans l'Antiphonaire de Bangor. Ï1 faut y joindre aussi, mais sous réserve, les quelques mots grecs de la Vie de saint Columba, par Adamnan: et, avec plus de précaution encore, ceux qu'on relève dans l'Erplanalio Philargyru.
Nous ne revenons pas sur ce qui a été dit des mots grecs dans les textes hispériques, nous avons vu que c'était peu de chose. Le texte, où l'on en rencontre le plus, l’Hymne de saint Omer, est peut-être celui dont on peut, le moins sûrement, soutenir l'antiquité. Dans Muirchu Maccu Machtheni, nous ne relevons guère que le mot ‘intropi ?.
Dans l'Antiphonaire de Bangor, on relève proto ?, agie “, agius*, pantes ta erga ÿ, anthlete 7, zoen 8. Ce n'est peut-être pas suffisant pour parler de poèmes « moitié grecs, moitié latins ‘ ». Le Codex A dela Vie de Columba par Adamnan contient quelques mots écrits en caractères grecs 0, On y relève en outre plusieurs mots grecs : onomala M, protum !?, lithus 3, quberneta Vi.
1. Il se peut que les mots grecs de l'Explanatio se soient trouvés déjà dans le commentaire d’où Adamnan a détaché ses extraits,
2. Wh. Stokes, The trip. Life, H, p. 298, 18. Les mots demonium (270, 15), grabatus (332, 11) appartiennent au vocabulaire latin. Il en est de même de agon qu'on relève dans Tirechan (id., 11, p. 307, 8). Wh. Stokes, Tirechan (id ., P. 312, 1) lit archiclocus — agytahut ; Warren, The Anliphonary, IT, p. #8, DrOhose archidocus.
&. F. 12, 22. Cf. Livre d'Armagh, Wh. St., The trip. Life, p. 355, 30, ayu.
7. F. 15", 21. Cf. Lor, Gildae, 1. 22, forme usuelle de athleta pour les Irlandais, IE, p. 56.