‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 244 sur 404 · IT · texte numérisé non relu

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1%. Nous écartons agonolhela, ar Don, cararo,eremus, homonymus, pira, proselylus, sophia, trigonus, donnés par Recves (op. cit., p. #45). Cf. Fowler (Vila

Ces documents sont bien pauvres; ils prouvent seulement la connaissance d'une infime partie du vocabulaire, que la possession de gloses pourrait expliquer !.

On a parfois invoqué le témoignage d'Aldhelm pour atlirmer qu'il ne fallait pas s'en tenir à celte impression. L’Epistola ad Eakhfridum n'indique-t-elle pas que la science des [rlandais était beaucoup plus étendue? Aldhelm ne dit-il pas que les maitres grecs et romains de la Bretagne étaient négligés pour ceux de l'île voisine ?? À regarder le texte de près, on voit qu'il s'agit des maîtres qui «dévoilent les secrets del’Écriture 3». Le mot Argivi désigne évidemment Théodore et Hadrien. Par suite, Aldhelm ne reproche pas à ses compatriotes d'aller apprendre le grec en [rlande, mais d'aller s'y livrer à la lecture sacrée, alors qu'ils trouvaient en Bretagne les hommes les plus capables de les diriger dans cette étude, ceux qui unissaient à l'érudition sacrée des Latins l’érudition sacrée des Grecs. D'ailleurs, la date de l’'Epistola ad Eahfridum atténuerait singulièrement la valeur de ce témoignage. Cette lettre a étéécrite au plus tôt dans les dernières années du vu: siècle , L'enseignement donné par Hadrien avait déjà porté des fruits en Bretagne. Comme nous l'avons déjà dit, il se peut que les Irlandais aient subi, eux aussi, son influence, et que, rapidement, ils aient pu offrir aux Anglo-Saxons, attirés en Irlande par leur réputation de sainteté, une science égale à celle des maîtres grecs et romains professant chez les Anglo-Saxons. Ainsi, en tout cas, l'Epistola ad Eahfridum ne nous fournirait pas un document d’une valeur plus certaine que la Vita Columbae où l'Erplanatio Philargyrii par Adamnan.

Enfin on a prétendu que les Irlandais lisaient les Pères grecs dans le texte, Cela ne nous paraît pas établi pour les Irlandais du vi et du vu* siècle. Le seul exemple précis, sur lequel s'appuie Ozanam, consiste dans les emprunts faits à saint Cyrille. Il a, croyons-nous,

Col., p. 166, 173), Warren (op. cit. H, p. #7) comme des mots grecs, et qui se trouvent déjà dans les textes latins, soit profanes, soit sacrés.

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