Id., HT
4. Id., M, 8. Cf. Monast. Anglie., 1, p. 219; Haddan and Stubbs, Councils,
JI, p. 108.
es — = — ST en
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et fonda le monastère de Lindisfarne !, Avant tout, Aidan s'occupait de la prédication ?, mais, soucieux de former un clergé et de répandre la vie monastique, il s'employa à instruire ses disciples, et, ainsi, il joua, dans l'œuvre qui nous occupe, un rôle prépondérant.
Qu'enseignait-il aux enfants que Bède nous montre, confiés sous sa direction, à des maîtres scots 3? L'expression de majora studia, dont se sert l’historien, manque de précision. Mais, ainsi que les esclaves rachetés par l'évêque , ces enfants étaient destinés au sacerdoce ; il est évident qu’Aidan les mettait en état de lire l'Écriture. Il exigeait, en effet, de tous ses disciples, clercs et laïques, qu'ils s'y appliquassent sans relâche 5, Lui-même en donnait l'exemple. « Etait-il à la table du roi, dit Bède, il n'y demeurait que quelques instants, et bientôt il se levait pour se remettre à la lecture ou à la prière 5. » Il est possible que le monastère de Lindisfarne ait été un centre de culture classique.
L'influence d'Aidan et du nombreux clergé formé à Lindisfarne fut immense. Le rang de quelques-uns de ses disciples contribua non seulement à répandre le christianisme, mais à recommander la vie monastique, telle que les Irlandais l'avaient conçue. Sous l'autorité de Hilda, fille du roi Edwin (+ 680) 7, aidée par Aidan et ses compagnons qui la visitent fréquemment $, le monastère de Streaneshalch®, fondé en 657, devint un séminaire d'évèques ‘?, dont l'activité répandit le christianisme dans la Northumbrie entière.
Les Irlandais avaient apporté dans ce pays leurs habitudes ; les monastères de Grande-Bretagne régis par eux reproduisaient en partie ceux de l'Irlande. Dans tous les témoignages que nous avons cités, la lecture sacrée occupe le premier rang. Nous avons vu Aïdan se livrer avec ardeur à la lecture et recommander, non seule-
1. Cf. Monast. Anglie., 1, p.219. Mabillon, Ann. Ord. Ben., I, p. #16. 2. Bède, Hist. Eccl., HI, 3.
3. [d., I, 3 : « Inbuebantur praeceptoribus Scottis parvuli Anglorum una cum majoribus studiis et observatione disciplinae regularis, »