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4, Voir plus loin, chapitre X.
5. Béde, Jlist. Eccl., IV, 18 (Plummer, 16), dit lui-même que Jean enseignail vivra voce,
6, Bède, ist. Eccl., HE, 25.
cessa d'obéir à une préoccupation toute pratique et enseigna les arts libéraux.
Ce rapprochement fréquent des deux mots Kent et Rome, unis dans une égale orthodoxie, est instructif : il nous montre le Kent comme le centre d'opérations de l'Église romaine en Angleterre !, YŸ enseigna-t-on autre chose que la liturgie? Les textes ne sont pas décisifs. Bède dit ? que le roi Sigebert trouva des maitres pour son école dans le Kent, mais nous ignorons ce qu’on enseignait dans cette école. Ailleurs 3%, résumant l'œuvre de Théodore, il semble marquer une opposition entre les arts libéraux que le savant archevêque aurait introduits en Angleterre, et le chant qu'il aurait seulement contribué à répandre en dehors du Kent. Il est impossible de résoudre cette question, et il faut, croyons-nous, se contenter de la poser.
Nous arrivons à cette fameuse école de Sigebert qui a suscité tant de débats. À vrai dire, on a peu de renseignements sur son organisation, circonstance qui a toujours été très favorable aux polémiques. Tout ce que nous en savons est contenu dans une phrase de Bède : « A cette époque, dit-il, le royaume d'Est- Anglie, après la mort d'Earpwald, successeur de Raedwald, fut gouverné par son frère Sigebert, homme bon et religieux : pendant un long séjour en Gaule, où il s’exila pour échapper à la haine de Raedwald, il reçut le baptême; et, revenu dans sa patrie, devenu maître du pouvoir, désirant imiter ce qu'il avait vu dans un bel arrangement dans les Gaules, il institua une école pour y instruire les jeunes clercs dans les lettres ; il fut aidé par l'évêque Félix qui était venu du Kent, et qui leur fournit des pédagogues et des maîtres suivant la coutume du Kent *. » Ce passage ne nous donne aucune indication, ni sur les matières qui y furent enseignées, ni sur le degré de prospérité auquel atteignit cet établissement. Le
1. Cf. Bède, Vitae SS, Abbh, (M. 94, col. 715), C'est ce qui ressort aussi d'une lettre adressée par Alcuin aux fidèles du Kent (Æpist. 199, Epist. Kar. aevt, ÎT, p. 191): « Vos vero principium salutis Anglorum, initium prosperilatis, portus intrantium, triumphi laus, sapientiae origo; et a vobis imperii potestas prima processit et fidei catholicae origo exorta est. Apud vos clarissima lumina Brittaniae requiescunt, per quos lux veritatis per Lolam Brittaniam emicuit... »