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breux monastères, soumis à la discipline irlandaise, furent édifiés. Cette époque dut être féconde pour l'histoire de l’enseignement ; elle préparait la renaissance du siècle suivant. Bède, absorbé par la rivalité des Églises celtique et romaine, nous a plus renseignés sur l'opinion des moines, touchant la date de Pâques ou la forme de la tonsure, que sur la connaissance qu'ils pouvaient avoir des lettres classiques. Mais nous pouvons supposer que tous n’abandonnèrent pas alors des méthodes employées en Irlande, qu'en Angleterre, comme dans ce pays, ils donnaient à qui le voulait « la nourriture quotidienne, des livres, une direction ! », et que les lettres y étaient cultivées. Ne fût-ce que pour lutter avec plus d'avantage contre Rome, dont les attaques devenaient plus vives chaque jour, les moines irlandais devaient alors étudier avec soin l'Écriture, d’où la plupart de leurs arguments étaient tirés.
En 664, le synode de Whitby® mit fin à leur indépendance, du moins pour ceux d’entre eux qui s'étaient établis en Angleterre. Ils durent quitter ce pays ou reconnaître l'autorité de Rome, Mais leur influence demeura. Si Colman, avec les moines irlandais, abandonna Lindisfarne pour se retirer à Iona, beaucoup se soumirent et acceptèrent de célébrer Pâques à la même date que les Romains et de modifier leur tonsure. Ce furent les disciples d’Aidan qui continuèrent à dominer dans la majeure partie de l'Angleterre : Cedd occupe le siège épiscopal de Londres‘: Ceadda, son frère, celui de Lichfield 5; Tuda est choisi comme évêque de Lindisfarne f ; Eata est abbé, puis évêque de Lindisfarne ?, et plus tard, évêque d'Hexham. Bosa, évêque d'York en 6788; Aetla, évêque de Dorchester®; Jean de Béverley, évêque d'Hexham en 68510 et d'York en 686; le second Wilfrid, évêque d'York, avaient vécu au monastère de Streaneshalch !!. Parmi eux, ce ne fut pas