‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 259 sur 404 · Bède, fist. Eecl., IV · texte numérisé non relu

Bède, fist. Eecl., IV

ALDHELM 2389 l'enseignement monastique, il faut placer Benoît Biscop ! (F 689 ou 690). À 25 ans, Benoît Biscop avait renoncé aux biens de la terre, était parti pour Rome et v avait étudié les institutions ecclésiastiques. Au cours de plusieurs autres voyages, il visita de nouveau Rome, et il parcourut les monastères de l'Italie et de Gaule ; 1l séjourna à Lérins, à Condat, à Luxeuil?. A son retour, après avoir été abbé de Saint-Pierre de Canterburv, il fonda (67#) en Northumbrie, à Wearmouth, près de Jarrow, le monastère de Saint- Pierre *. Vers 684%, lui-même ou son disciple Ceolfrid édifia à Jarrow le monastère de Saint-Paul. A l'origine au moins, les deux maisons reconnaissaient l'autorité d'un même abbé. Benoit Biscop avait choisi, dans les dix-sept monastères qu'il avait visités, ce qu'il y avait trouvé de meilleur . Ce ne fut donc pas la règle même de saint Benoît qu'il établit aux monastères de saint Pierre et de saint Paul. Il n'est pas inutile de le remarquer, pour qu'on ne soit pas tenté, par un retour en arrière, de juger du monastère bénédictin primitif par celui que Bède devait illustrer. D'ailleurs, étant données les tendances de l'Eglise anglo-saxonne, au vir® et au vi siècle, eût-elle adopté la règle bénédictine, dans toute sa rigueur, qu'elle aurait interprété le chapitre #8, comme le fit plus tard Mabillon. La renaissance des lettres imposait cette interprétation.

Quelle connaissance Benoit Biscop avait-il lui-même des arts libéraux ? Nous l'ignorons ; mais, ce que nous savons, c'est qu'il contribua largement à développer le goût des lettres, en rapportant de lRèvume une masse (copia, de livres de toute

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