‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 262 sur 404 · Voir chapitre IX · texte numérisé non relu

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9. Voir dans les Sifszungsheriehte de F'eadémie de Vienne, CXIE, P.s3s,un important artiele de M. Manitius sur les sourees d'Adhelin, On + trouve relevés tous les passares où Aldhelm s'est visiblement inspirée des cerivains antérieurs.

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tion Priscien, Donat et ses commentateurs, Sergius et Pompée, Servius, Diomède, Phocas, Audax, Isidore de Séville, peut-être Virgile le grammairien !. Sans doute cette liste devrait être grossie ?; l'on rencontre dans Aldhelm des parties qui ne se trouvent pas dans ses devanciers, et dont il est douteux qu'il soit l'auteur #. Les passages, dont l'origine est encore obscure, ont trait surtout à la métrique et à la prosodie. Remarquons, dès maintenant, que, suivant l'hypothèse de M. Manitius, 1] nous manque le traité de grammaire le plus important qu Aldhelm eût composé. Dans la lettre à Acireius, il est question ? du livre VI d'un ouvrage consacré au nom. C'est la seule allusion qui y soit faite. M. Manitius, remarquant que cette observation se trouve dans Priscien, également au livre VI, à supposé ” que le traité d' Aldhelm était formé d'extraits du grammairien latin. Cette hypothèse est assez vraisemblable ; ajoutons pourtant que le moine de Malmesbury dut en user pour la grammaire comme pour la métrique, et que, sans doute, pour composer son ouvrage, il ne se limita pas à Priscien et puisa à toutes les sources qu'il avait à sa disposition.

Dans la pratique, il y avait une partie de la grammaire qui avait sollicité un effort particulier de la part d'Aldhelm : il avait, nous dit-il, étudié avec soin « les règles des grammairiens el des orthographistes © » et il se flattait qu’ « avec l'aide du Christ » sa barque voguât heureusement « entre le Scylla du solécisme » et « le barathre du barbarisme », qu'elle évitât « les écueils de l'iotacisme » et « les goulfres du myotacisme 7 ».

De la rhétorique 1l n'avait guère étudié que les tropes. Quant à la dialectique, 1l la nomme parmi les sept arts, mais rien, dans ses ouvrages, ne prouve qu'il l'ait connue 8.

{. Voir, pour cette question, Müller, Hhein. Museum, XXIL, p. 450 ; Traube, Hermès, XXIV,1889, p. 647, et Lejay, Herue de phil, XIX, 1895, p. 60.

2, Pour les rapports que M. Manitius a eru découvrir entre Aldhelm et Julien de Tolède, voir plus loin, chapitre IX.

3. Ainsi dans letraité De septenario (M. col. 182;, le passage « Quot zalr, ete, », où M, N9, col, 235! celui sur les synsygiae, Cf. Manilius, Sifz., p. 600. . De sept. M, col. 203, 5. SU3.. p. n38.

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