De sex aetalibus saeculi, de mansionibus filiorum, etc
+. In Samuel. alleg. expos., IV, proæm. M. 91, col. 66+) : « Redeunte tem- Porum statu tranquilliore, redit et mihi otium pariter ac delectatio mirabilia Scripturae sanctae tota anima, solerti intentione, scrutandi. » Acca lui écrit (Epist. adhort., Expos. in Luc., M. 92, col. 40t:: « Credo etiam tuo visilanüissimo studio, qui in lege Dei meditanda dies noctesque ducis pervigiles...
sage de son œuvre, est nettement formulée au début du De schematibus. « La sainte Écriture, dit Bède, l'emporte sur tous les écrits, non seulement par l'autorité, puisqu'elle est divine, ou par l'utilité, puisqu elle conduit à la vie éternelle, mais encore par l'antiquité et par la forme (positione dicendi 1). » Si nous nous demandons quel usage Bède fera de l'antiquité classique, nous prévoyons aisément la réponse. Au nom de la foi, de l'intérêt, de la chronologie et peut-être, ce qui nous étonne, de l'art, l'antiquité classique est reléguée au second plan. Non seulement la philosophie, mais la science antique est tenue pour contestable, si elle contredit les données de l'Écriture. Nous retrouvons ici, généralisé, ce que Cassiodore avait dit, en parlant de la grammaire. Les mots positio dicendi indiquent, une fois de plus, que l'autorité de la parole divine n'est pas limitée au sens, mais à la lettre, à la forme sous laquelle nous la connaissons. Nous verrons plus loin, en examinant les traités didactiques de Bède, quelles ont été, dans le détail, les conséquences de cette méthode.
Qu'on ne se laisse pas tromper par cette infériorité où Bède tient les auteurs anciens. Cela ne l'empêche pas de les utiliser, même dans des écrits religieux. [1 rabaisse les poètes, il les compare aux grenouilles de la seconde plaie d'Egypte ?, mais cite Virgile au début de l'Alleyorica expositio in Cantica Canticorum *, dans Île De tabernaculo et vasis ejus *, dans l'Allegorica expositio in Samuelem *, etc. : il cite Ovide et Pline dans l'Heraemeron 5. Il à consacré à lire les œuvres sacrées la presque totalité de sa vie; on le voit tout pénétré des livres saints et des Pères de l'Église. Mais on sent qu'il connaissait aussi les anciens ; et cela n'apparait pas à quelques expressions, à quelques hémistiches cousus dans sa prose, à quelques épithètes intercalées dans son style, à des fragments de vers réunis en un centon, mais à
4. M. 90, col. 17%. Nous interprétons positio dicendi comme un équivalent de composilio verborum, mais Sans dissimuler ce que cette explication a de hasardeux.
2, Comm. in Pental. Erodus), 8 M. 91, col. 301).