Bède, Epist., ad. Ecgb. (M. 9#,col
. Epist. 19 (Epist. Kar. acvi, I, p. 5).
, pays. Un des bienfaits dont Bède exprime sa gratitude à Théodore et à Hadrien, c’est d'avoir appris le latin aux Anglo-Saxons!. Par suite, l'étude de la grammaire chez les Anglo-Saxons eut un caractère de première nécessité qu'il n'avait pas chez les peuples latins. Par là aussi, elle se distingua de ce qu'elle devait être au moyen âge, sous l'effort des logiciens?.
Où cherches les modèles du langage correct? Dans les auteurs, répondent la plupart des grammairiens et, avec eux,Cassiodpre Cette indication précise disparaît dans la définition d'Alcuin, et cette omission n’est pas due au hasard. Cassiodore prescrivait d'apprendre la langue ex poelis illustribus oratoribusque ?. En souvenir de ses études personnelles, il conservait un précepte quil ne fallait plus présenter sous une forme aussi absolue. Comment le conciliait-il avec le respect que lui-même attribuait au texte del'Éenture ? Il ne convenait plus d'afficher ainsi l'autorité prépondérante, sinon unique, des écrivains, en majeure partie profanes, des poètes, des orateurs, dont la lecture n'était plus le centre des études. De cette formule désormais inexacte, Alceuin retrancha très logiquement les éléments contradictoires. Il ne conserva que la parti générale des anciennes définitions. Comme fondements de la grammaire, il admit : « la nature, la raison, l'autorité, l'usage * ».
Il est regrettable qu'Alcuin n'ait pas expliqué ce qu'il entendait par l'expression natura. Il est vraisemblable qu'il la comprenait comme Diomède ?; mais on eût aimé en avoir la preuve, et savoir, avec certitude, s'il ne professait pas déjà, sur le rôle de la nature dans la formation des langues, l'opinion soutenue au xi° et a