‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 292 sur 404 · Dearte metrica (K., VIE, p · texte numérisé non relu

Dearte metrica (K., VIE, p

veteranil, prisci?, antiquiè; les autres sont les modernes: moderni ‘, recentiores ?. Les modernes, ce sont, en général, les écrivains chrétiens, par opposition avec les écrivains profanes ; pour les désigner, Bède emploie aussi les expressions nostrates 6, nostri scriptores 7. Il semble mettre tous les écrivains sur le même rang, et leur attribuer la même valeur au point de vue de la correction et de la pureté. En outre, avec Cassiodore, il étend l'autorité de l'Écriture aux mots eux-mêmes et, d'après elle, il admet des formes, proscrites par les grammairiens qu'il connaît le mieux ®. Ainsi, pour les maîtres englo-saxons, la grammaire continue à cuzadrer toutes les études littéraires, elle embrasse même la versification que certains de leurs prédécesseurs avaient rattachée à la rhétorique. Mais son objet principal est d'apprendre à lire et à écrire correctement, et, pour y parvenir, ils admettent, outre le secours des grammairiens, l'exemple de tous les écrivains profanes et sacrés, à quelque époque qu'ils appartiennent. L'autorité de ces modéles n’est limitée que par letextelatin de l'Écriture. Après Grégoire le Grand, ils se refusent à comprimer sous les règles de Donat «les paroles de l’oracle celeste * ». L'interprétation des poètes n'apparaît pas dans leur définition de la grammaire ; mais, en fait, ils ont, dans une certaine mesure, associé à l'usage des grammairiens la lecture des poètes. S'ils n’ont pas animé constamment l'étude de la grammaire par celle des auteurs profanes, ils les ont lus pour apprendre le latin, pour connaître le sens des choses, et, nous le verrons plus loin, pour savoir la quantité. Une fois ce contact direct admis, il était impossible de le réduire aux besoins stricts des connaissances. grammaticales, de n'en retirer que la possession du vocabulaire. C’est pour avoir ainsi compris l'étude d’une langue qui leur-était étrangère, que les Anglo-Saxons se sont ainsi rapide-

. De arte metrica (K., vu, p. 2#5).

. Id. (p. 253).

Id.

Id. (p. 232, 253).

Id. (p. 232).

Id.

. De orth. (p. 2651.

8. Aliodalif, De orth. (p.263), calumnior avec l'accusatif, id.(p.267). Bède aurait pu invoquer l'exemple de Quintilien qui déclare, lui aussi ({nst. orat., 1,6, #0), que la religion interdit de changer certains mots, dont le sens est sacré ; mais cette consécration ne s'étend pas à des formes grammaticales.

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