M. 90, col
7. On a inséré (90, col, 731), parmi les ouvrages douteux de Bède, un traité qui est la reproduction textuelle de Donat.
8. Inventaire de l'abbaye de Saint-Riquier fait sur la demande de l'empereur Louis le Pieux en 831 et reproduit dans la Chronique de Saint-Riquier par Hariulf, I, 3 (éd. Lot, p. 86) : « Donatus... Tatuinus... » (id., p. 92).
9, Cod, Palat. 1877, Cf, Arevalo, Isidoriana CHI (M. 81, col. 883). On} trouve la mention suivante : Ars grammatica S. A uguslini...… Item Tatuini.
Le manuscrit, dont il est question dans le premier, ne nous a pas été conservé, mais le manuscrit de Tatwin provenant de Lorsch est à la Vaticane !. On y lit, au fohio 99, les mots Zncipit ars Tatuini. On a longtemps cru que l'attribution des catalogues de Saint- Riquier et de Lorsch ainsi que celle du manuscrit de la Vaticane étaient fausses. M. Keil se demandait si, dans le premier, Tatuinus ne devait pas être remplacé par Alcuinus ?. Arevalo, étudiant le ms. 1746 et le catalogue de Lorsch, faisait la même hypothèse 3. Il n y a aucune raison de suspecter ces indications et de croire que Tatwin, archevèque de Canterbury, qui, nous l'avons vu, composa des vers latins. ne fut pas l’auteur de ce traité de grammaire, En tout cas, l'étude, non plus des indications extérieures, mais du traité contenu dans le manuscrit, a permis d'établir que l’on avait là un traité spécial, très différent de la grammaire d'Alcuin.
Tatwin traite successivement des parties du discours ‘, et il termine en reprenant certaines questions relatives au verbe *. C'est une compilation, comme tous les ouvrages de grammaire dus à ses concitoyens. Tatwin a fait des emprunts à Donat 5, à Servius ? et surtout à Consentius #, qu'il préfère à Donat. Souvent il les reproduit textuellement, parfois il les abrège. Ce sont là ses sources prin-
1. Codex Palatinus, 1746, fol. 99-126. {1 est du 1x° siècle, M. Wilmanns en a publié quelques parties dans le Rhein. Museum, N. F., XXII, p. 398. C'est un manuscrit précieux pour les grammairiens. Outre le traité de Tatwin, il contient des traités de saint Augustin, de Donat, d'Isidore, de Julien de Tolède, de Dynamius, d'Asper, et, ce qui nous intéresse particulièrement, celui de Boniface. Il a été étudié par Arevalo (id., M. 81. col. 8TY-8N3).
2. Gramm. lat., L, p. xx, note. Il est revenu sur cette opinion, (De gramm. quibusdam lat. inf. aet., p. 6).