Die Sieben freien Künste, p
+. M. Bursian a cru reconnaitre Consentius (K., V, p. 369) dans Boniface, p. 527. Mais la liste adulo, lucto, auguro, se trouve dans Donat (K., IV, p. 383).
ÿ. P. 537 d'après Charisius, Il, 14 (K., I, p. 225).
6. Voir par exemple Boniface (p. 496), « Indicativus... scribo », et Donat (K., IV, p. 381}, « indicativus.. scribo »; Boniface (p. #89), « quae ad mensuram... frumenta », et Charisius, [, 11{K., 1, p. 34), « quae mensura... dicamus »,
7. P, 482 : « Expositis enim per quinque ordines casuum varietatibus, ne in hac definitionis normula saltim apud simplices ambiguitas locum sibi vindicet, de nominibus quae cujuscumque sint ordinis vel generis disseremus. »
8. Comparer Donat (K., IV, p. 376) et Boniface (p. 482}, etc. Les 12 lignes de Donat sont devenues 6 pages. Boniface semble s'être ici particulièrement inspiré du {er livre de Charisius (K., 1, p. L8y.
À ces modifications générales, il en ajoute d'autres, dans le détail: il définit certains termes !, il numérote les appellatifs ?. Ce travail n'est pas limité au nom ; dans la théorie du verbe, nous pourrions relever des améliorations analogues ?.
En aucune partie de son livre, Boniface ne fait montre de sa science; pour simplifier, ilavait limité son étude aux parties du discours; de celte étude même, il bannit tout ce qu'il n'estime pas indispensable. Non seulement, 1l laisse de côté toute théorie, se rattachant de près ou de loin à la métaphysique; mais, dans l'exposé, il s'attache uniquement à ce qui présente une utilité pratique. Il ne consent à être plus long que Donat, que pour être plus intelligible *. Le traité de Boniface présentait donc les qualités auxquelles on reconnait un bon livre de classe ; il contenait, dans une forme claire et facile à comprendre, un exposé suffisant des éléments de la grammaire latine. Les améliorations qu’il avait introduites, en faisaient un ouvrage beaucoup plus original qu'on ne peut le supposer tout d'abord, et le cardinal Mai a montré des scrupules excessifs, en s excusant de le publier *.
Nous arrivons au De grammatica d’Alcuin 5, qui contient l'étude la plus sérieuse des parties du discours, écrite par un Saxon. Chronologiquement, ce traité est en dehors de notre sujet, ayant élé composé en France pour l'École du Palais. Mais tout fait supposer qu'en arrivant en Gaule, Alcuin ne modifia pas ses vues sur la grammaire et quil continua à l'enseigner, comme il l'avait fait à l'école d'York. Nous sommes donc en droit d'utiliser le De grammatica, non sans quelques réserves, nous le verrons, pour connaitre l'enseignement grammatical, tel qu'il était donné par les maitres anglo-saxons.
La grammaire d'Aleuin a la forme d'un dialogue. Sous la direttion du maitre, Franco et Saxo, âgés de 14 et de 15 ans ?, « tout
14. Donat :p. 373), « corporalia »; Boniface (p. 476), « corporalia quac vider! langique possunt ». Cf. Servius, in Don, (K., IV, p. +06), Servius (K., IV, p. #29), [Sergius] {id., p. +90!, Pompée (K., V, p. 143).
3. Ainsi (p. 499) il introduit un tableau complet des conjugaisons, d'après Charisius (K., [, p. 169).