Cod. Theod., XIILI
traitement des professeurs; à plusieurs reprises ils les avaient nommés directement !. Quelle que fût l'intention de Julien, l'édit de 362 accentuait encore le caractère officiel des écoles publiques *.
À côté de ce texte qui intéressait l'empire romain tout entier, nous en possédons un qui se rapporte particulièrement à la Gaule. En 376, Gratien enjoignit au préfet du prétoire, Antonius, de veiller à ce que dans les cités les plus peuplées, les maîtres les meilleurs, rhéteurs et grammairiens, fussent chargés d'enseigner à la jeunesse les lettres grecques et latines *. Le rescrit fixait les appointements qui devaient être payés aux uns et aux autres par le trésor “. Cet acte est d'une haute importance. Il prouve d’abord que, en Gaule, les empereurs se préoccupaient encore d'assurer une des institutions qui avaient le mieux propagé les idées romaines. L'intérêt pour lequel les écoles avaient été fondées, ou restaurées, quand les événements en avaient compromis l'existence, était toujours compris. Le rescrit de 376 est précieux à un autre titre; il nous renseigne sur la nature des écoles à cette époque. Les maitres ne manquaient pas en Gaule : leur grand nombre est constaté nettement dans l'édit. Seul l’enseignement du grec était privé de maîtres compétents. Où enseignaient-ils? Dans les écoles municipales? Cela ne semble pas vrai, au moins pour les meilleurs d'entre eux. Si, d’une façon générale, les professeurs les plus renommés donnaient un enseignement public rétribué par les villes, le rescrit de Gratien