‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 321 sur 404 · De orth.{K., VII, p. 1#à · texte numérisé non relu

De orth.{K., VII, p. 1#à

3. K., [V, p. 372, commenté par Servius (id, p. #27), Sergius (id., p. # [Sergius] (id., p. 533), Pompée (K., V, p. 133), Le chapitre de Charisius suf la ponctuation est perdu. Les Anglo-Saxons ont pu aussi connaître Diomède, IT (K., 1, p. #37), et ils ont certainement connu Cassiodore, Znst., Il, 15 (M. col. 1129), Isidore, Etym., 1, 20.

&. Alcuin distingue (Orth., K., VIT, p. 301) fides, la foi, et fides, la lyre, tt qui est une erreur, la syllabe /i étant brève dans les deux mots.

réduisent à un très petit nombre, et leur étude n aurait pu entrainer celle de toute la versification. Mais, comment les Anglo-Saxons auraient-ils pu mettre l'accent à sa place exacte dans le mot, s'ils n'avaient pas su déterminer la quantité, au moins dans les deux dernières syllabes de chaque mot? Pour prononcer correctement soit en lisant, soit en chantant, comme ils le voulaient !, il leur fallut donc apprendre en partie la quantité. Plus tard, comme le remurque Thurot ?, Aimeric # conseillera d'apprendre la quantité pour accentuer les mots dans la lecture de l'office. 1k y avait pourtant loin de cette étude restreinte à la versification, prise dans son ensemble, et à la pratique du vers latin métrique. Si les Anglo-Saxons ne pouvaient résister au désir, très vif chez eux, de revêtir leur pensée d’une forme poétique, il était plus naturel qu'ils adoptent le principe de versification rythmique qu’ils rencontraient dans leur poésie nationale,

Là, comme ailleurs, ils ont été entraînés à la fois par leurs lectures et par la tradition. Ils se sont trouvés en présence de toute une poésie chrétienne qu'il était légitime d'étudier. A côté des poèmes de Sédulius, de Juvencus, de Prudence et d’Arator, écrits en vers métriques, les quelques hymnes rythmiques étaient peu de chose 4. La versification métrique eut pour elle une autre autorité, qui sauvegarda toute Ja poésie latine, sans distinction d'auteurs profanes et d'auteurs païens. Depuis saint Jérôme ÿ, ce fut une traditiôrr qu'on trouvait dans les livres saints des exemples de vers métriques. Aldhelm 6 et Bède recueillirent cette doctrine. A la fin de sa métrique ? Bède a mis en prose un vers d'Arator qui justifie la pratique de Ia versification dans l’enseignement monastique :

Metrica vis sacris non est incognita libris #.

Ha développé cette idée dans le chapitre des genres poétiques 9,

1. Aldhelm (Epist. Ieddae, M. 89, col. 95, Epist. Mer.et Kar. aevi, 1, p.236), 2. Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions ‘et Belles-Lettres, 1810, p. 246.

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