‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 322 sur 404 · Bibl. nat., fs. latin 11277, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., fs. latin 11277, f

4. Bède, dans son traité de métrique, ne leur consacre que quelques lignes (K., VII, p. 258).

. Job, praef. (M.28, col. 1081), /nter. chron. Euseb., praef. (M. 27, col. 36). Cf. Cassiodore, In psalt. praef. XV {M. 70, col. 20). Voir plus haut, p. 140. . De sept. (M. 89, col. 162).

. De arte metrica (K., VII, p. 260).

+ Arator, Ad Vigilium, v. 23 (M. 68, col. 80). - K., VI, p. 259.

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360 LA GRAMMAIRE CHEZ LES ANGLO-SAXONS — l

qui constitue un curieux exemple de contaminatio. La théorie est empruntée à Diomède !. Bède conserve les poètes cités par le grammairien comme représentant les genres, mais, par un rapprochement, où l’on pourrait voirune habileté, si la sincérité habituelle de Bède et limitation de saint Jérôme n’excluaient cette supposition, il met à côté de Lucrèce, de Virgile et d'Homère, les noms de Salomon ou les titres des livres de la Bible. Le genre dramatique était représenté chez les païens par les Bucoliques ; il l'est chez nous, dit Bède, par le Cantique des Cantiques ?. Le genre narratif, auquel appartiennent les trois premiers livres et le début du quatrième livre des Géorgiques, ainsi que le poème de Lucrèce, « est représenté chez nous

par les paraboles de Salomon et par l'Ecclésiaste » qui, ajoute-t-il,

comme les Psaumes, sont évidemment écrits en vers métriques ?, ne.

Quant à l'Épopée, elle est représentée chez les anciens par l’Iliade, l'Odyssée et l'Énéide, chez les chrétiens par l’histoire de Job dans certaines de ses parties 4. Ailleurs, Bède parle des hexamètres de Job ÿ, mais il ajoute qu'il n'a pas vérifié si c'étaient vraiment des ne Ainsi, ce n’est pas seulement l'existence d'une forme poétique que Bède admet dans l’Écriture, ce qui serait juste, mais la similitude des procédés de versification hébraïque et latine.

On dut étudier la versification dans les monastères saxons, dès que l’enseignement y eut été solidement organisé. En dehors des nombreux poèmes, qui nous permettent de juger du goût d'Aldhelm et de ses compatriotes pour le vers latin, nous possédons des ouvrages techniques d'Aldhelm, de Bède et de Boniface.

Un cours de versification comprend, dit Aldhelm 6 « les lettres, les syllabes, les pieds, les figures poétiques, les vers, les accents, les temps ». Les lettres, les syllabes, les pieds se rapportent à ce que nous appelons la prosodie, les vers sont l’objet de la métrique;

les figures poétiques forment une étude accessoire qui n appar-

tient en propre n1 à l'une ni à l’autre. Quant aux accents et aux

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