DIT (K., I, p
2, Bède se souvient ici de Drepanius, Ad Moduinum, v. 53 (M. 61, col. 1089). 3. Bède s'inspire ici à la fois d'Arator, Ad Vigilium, v. 24 (M. 68, col. 80) et
.de saint Jérôme, Job, praef. (M. 28, col. 1082), Cf. Isidore, Etym., VI, 2.
4. Cf. Jérôme, Job, praef. (M. 28, col. 1081), Arator, Ad Vig., v. 28 (M. 68, col. 80), Drepanius, Ad, Mod., v, 50 (M. 61, col. 1089), Cassiodore, Inst., Il, 6 (M. 30, col. 1118), Isidore, Ef{ym., 1, 39.
5. De arte metrica (K., VII, p. 243). Bède est plus prudent ailleurs (id. p. 249) ; il parle du style poétique de l'Écriture en général.
6. Heddae | M. 89, col. 95, Epist, Mer. et Kar. acvi, L, p. 236).
temps, Aldhelm entend par là les accidents divers des pieds, ou, pour parler plus exactement, des mots considérés au point de vue de la quantité de leurs syllabes. Ils intéressent donc à la fois la quantité et la théorie de l'accent tonique.
Aucun des traités que nous avons conservés, ne contient un exposé complet de la versification.
La lettre à Acircius ou traité du Septénaire, dont nous avons déjà parlé plus haut, se compose de trois parties. Dans la première, Aldhelm étudie l'élision, l'hexamètre dactylique, les césures et les accidents. La seconde partie comprend cent énigmes ; dans la troisième, Aldhelm a étudié les pieds en détail. Il s’est beaucoup servi des grammairiens latins !. Donat, Diomède, Sergius, Pompée, Priscien, Audax ou Maximus Victorinus ?, Phocas, Isidore de Séville, d’autres encore, sans doute 3, lui ont fourni le fonds de son traité. Il cite en outre Albinus#, mais d'après Audax. Enfin Aldhelm dut avoir entre les mains un ou plusieurs traités grecs ou bien des traités latins qui, suivant de très près le texte grec, en avaient transcrit les termes techniques. Il nous avertit lui-même que certains noms qu'il donne sont grecs’. Ce pourrait être là simplement une citation empruntée à quelque grammairien ; mais sa transcription de mots comme érititrochaici ou tritustrochaeus 6, letartitrochaici 7, pour désigner les coupes trochaïques, nous paraît
1. Ainsi l'élision (M. 89, col. 172), d’après Phocas et d’autres; l’hexamètre (col. 173), d'après Victorinus — (Palaemon) (K., VI, p. 208) ou d'après Audax(K., VIE, p. 336), sur quelques points, d’après d’autres; col. 182: « Unde Pythium.… » d'après Isidore, Etym., 1, 39; id : « Quid est hephthemimeris » d’après Diomède (K., I, p. 497) et Phocas (K., V, p. #10); les pieds (col. 200), d'après Donat (K., IV, p. 369), Sergius (K., IV, p. 480), Pompée (K., V, p. 120, 126), etc...
2. Les Anglo-Saxons se sont-ils inspirés d’Audax ou de Maximus Victorinus ? Il est malaisé de le dire. Bède (K., VII, p. 2#1) nomme Audax à propos d’un passage extrait du chapitre De accentibus (id., p. 361), mais (id., p. 248) il nomme aussi Maximus Victorinus, pour une scansion indiquée dans le De ralione metrorum (K., VI, p. 218). Bède (K., VII, p. 253) cite encore un vers de Lucrèce que seul Audax avait donné (id., p. 329). Faut-il en conclure qu'ils se sont servis surtout d'Audax ? Ou faut-il supposer que l'identité fréquente des deux textes les a fait considérer le plus souvent comme deux éditions du même ouvrage ?
3. Nous avons déjà dit (page 329, note 6) qu'il ne nous semblait pas prouvé qu’Aldhelm ait connu Julien de Tolède.
4. Col. 175, d'après AudaxiK., VII, p. 339) et Victorinus (Palaemon) {K., VI, p. 211).
%. De sept. (col, 180).