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+. Keiïl, VII, p. 227
364 LA GRAMMAIRE CHEZ LES ANGLO-SAXONS — Il
Donat, Pompée, Servius, Sergius, Audax qu'il nomme, Maximu® Victorinus, Palaemon, Maullius Théodore, Charisius !; souvent il les reproduit textuellement. Il n'a pas, d'ailleurs, la prétention de les remplacer tous. Ainsi pour l'étude des pieds ?, il renvoie à Donat ?.
Son traité donne une idée assez exacte de ce que pouvait étre alors l'enseignement de la versification. La partie la plus détaillée est l'étude de la quantité. Quant aux mètres, l'étude en est réduite à sa plus simple expression. Tout ce qu'on pouvait apprendre avec Bède, c'était à écrire des vers, présentant le nombre régulier de brèves et de longues. Ses disciples n'en demandaient pas davantage; et il parut si avantageux qu'on eût réuni tant de matières en un s court espace, que le De arte metrica devint un des livres classiques. Nous verrons plus loin, en parlant des syllabes communes, de l'autorité et du rythme, quelle valeur documentaire il a conservé pour nous.
Après Heusinger, Gaisford avait inséré, dans ses Scriptores lalini rei metricae, un court traité anonyme De caesuris 4. Le Palatinus 1753 reproduit le même ouvrage en l'attribuant à Boniface *. L'attribution est vraisemblablement exacte ; mais on ne peut l'appuyer actuellement, croyÿons-nous, que sur la réputation de Boniface comme poète et comme maitre f,
Après quelques mots sur l'accent, la thesis et l'arsis, l'auteur du traité étudie les pieds; 1l indique comment ils sont divisés, et il en dresse le tableau 7. Ensuite, il énumère les césures des vers
1. Par exemple, Syllabes communes : Bède (VII, p. 230) et Sergius(K., IV, p. #78). — Syllabes médiales et finales : Bède (p. 236) et Servius (K., IV, p. #51). — Hexamètre : Bède (p. 242) et Mallius Théodore (K., VI, p. 589...). — Césures : Bède (p. 245) et Victorinus (Palaemon) ({K., VI, p. 214) ou Audax (K., VII, p. 340), Bède (p. 245) et [Max Victorinus] (K., VI, p. 240). — Episynalèphe : Bède (p. 2+8) et Pompée (K., V, p. 120). — Les genres poétiques : Bède (p. 259) et Diomède, II {K., I, p. #82). — Quantité de Lucüi : Bède (p. #1) et Charisius, I (K.,‘1, p. 78). — Quantité de reice : Bède (p. 251) et peut-être Audax (K., VII, p. 329), etc.