M. 101, col
5. Cologne, 1575, p. #+4 {à la suite de la Règle de saint Benoit), Cf. Huemer, Préface à l'Ars metrica de Cruindmel, p. 1v.
6. Dans la Bibliotheca Péciekisética. de Fabricius, Hambourg, 1718, p. 68.
7. M. 401, col. 850-857, d’après Donat (K., IV, p. 368), et d'après Sergius (id., p. 478). |
8. Versus Alhini magistri de laude metricae artis (Poet. lat, car., 1, p.347).
rales,auxquelles l’artisteest soumis, ces ouvrages prétendent formuler les observances que lui impose le sentiment intime de la forme. et enfermer, dans des règles générales, les accidents produits par les circonstances, ou le goût personnel. Pour que cet effort n'aboutisse pas à des formules inexactes, ou même à de misérables recettes, il faut que le théoricien joigne à l'intelligence absolue de son sujet, un sens critique des plus développés. Les grammairiens latins ne possédèrent ni l’une ni l’autre de ces qualités. Jamais, ils n'ont pleinement compris ce qu'était la versification métrique. Prenant pour telle la versification artificielle des poètes du mi et du 1v° siècle, ils n'aperçurent pas le rôle exact de la quantité, et encore moins ses rapports avec le rythme; et cette ignorance les fit tomber dans de fréquentes erreurs d'interprétation, Jamais non plus, ils ne tentèrent de se replacer dans les conditions où avaient écrit Virgile et Ovide, et de rechercher la cause des licences qu'ils s'étaient permises. Virgile avait emprunté à la versification grecque quelques-uns de ses procédés ; il avait assoupli ainsi la versification latine et accru ses moyens d'expression. Les libertés qu'il prend avec la quantité des syllabes, sont toutes aisément explicables dans les vers mêmes où elles apparaissent : son art de poète raffiné et savant ne l'entraîne jamais à fausser le rythme ni à choquer l'oreille. Faute de s'en être rendu compte, les grammairiens se sont fréquemment trompés. Cataloguées par eux, les exceptions changent de caractère; des faits isolés sont considérés comme des habitudes, des exemples particuliers deviennent des règles générales. Ainsi, la liberté qui consiste à prolonger une syllabe au delà de sa durée propre ou au contraire à l'abréger, cesse d'être rapportée à un fait de métrique; les grammairiens semblent l'attribuer à la nature même de la syllabe, qui compte comme une brève ou une longue, au gré du poète. À modifier la quantité d'une syllabe, on risquait, non plus de choquer l'oreille par la sensation d'un vers faux, comme au temps de Cicéron !, mais de violer une règle établie par les grammairiens. Par contre, avec ceux-ci les accommodements étaient plus faciles; pour qu’un fait exceptionnel devint licite, 1l suffisait qu'il fût admis par la convention et enregistré dans la grammaire. Les théoriciens sont responsables dans une large mesure des erreurs commises par les poètes chrétiens? du moyen