‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 332 sur 404 · K. VIT, p.232 : modern rersificatores · texte numérisé non relu

K. VIT, p.232 : modern rersificatores

13. L'exemple qu'il cite de gäza repose, semble-t-il, sur une mauvaise leçon

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Ces catégories étudiées, Bède ajoute quelques remarques : sur les syllabes terminées en x qui sont toujours longues, ou sur les finales demeurant brèves devant un x initial ; sur les groupes gn, mn, cn, qui, à l'intérieur d'un mot, allongent toujours la svllabe précédente, et, au début, ne l'allongent jamais. Il en conclut que n peut être rangée parmi les liquides, tout en différant de l'et de r.

Alcuin a, lui aussi, reconnu six espèces de syllabes longues par position, et neuf espèces de syllabes communes !. Comme chez Bède, la neuvième catégorie comprend les svllabes finales du vers. Alcuin en a constitué une dixième pour les syllabes renfermant une voyelle finale brève placée devant s suivie d'une muette et d’une liquide.

Le chapitre des syllabes communes accroissait donc, dans de singulières proportions, les facilités accordées aux poètes. Avec l'oubli presque complet des conditions particulières quiles limitaient, les poètes avaient toute latitude pour les étendre encore. Dues à un Arator ou à un Sedulius, certaines fautes de quantité constituaient des précédents, scrupuleusement respectés par leurs imitateurs.

Par contre, Bède renonce à certaines licences dont les poètes anciens profitaient ; il répudie la scansion, d'ailleurs exceptionnelle, aqüa dans Lucrèce ? ; il l'interprète mal, d'ailleurs, et se figure, d'après cet exemple, qu'à l'époque de Lucrèce, les syllabes suivies de q et u étaient communes. Bède rejette également, comme l'ont fait les poètes chrétiens ?, l'allongement de que que Virgile admet dans certaines conditions et à certaines places ; mais, là encore, il généralise, et, au lieu de parler de l'enclitique que, il attribue aux poètes anciens la faculté de compter comme syllabes communes les finales en voyelle, placées devant un mot commençant par une consonne et une liquide.

À ces facilités, Bède en ajoute d'autres dans le chapitre XV, intitulé : « Que l'autorité et la nécessité violent souvent les règles des métriciens #. » Ce n’est pas un des moins curieux de l'ouvrage. La nécessité permet de modifier la quantité dans des mots qui, sans

du vers de Juvencus (Fvang. ITE, 499) que Bède lit : « Et qgasa distabat..…. » et qu'il faut lire avec Huemer : « Et gaza exstabat... ». Müller, De re metrica (p. 381), admet stabat.

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