‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 334 sur 404 · De sept. (M. 89, col · texte numérisé non relu

De sept. (M. 89, col

comme un métaplasme ; il distingue l'élision de la voyelle finale ou synalæplhe, et l'élision de la syllabe finale en m ou eclipsis 1.

Bède ne distingue pas la synalæphe de l'eclipsis *. Conséquent avec ce qu'il a dit plus haut, il admet que, devant un mot commençant par À, le poète peut, à son gré, élider ou ne pas élider la finale précédente *. Au milieu d'un mot, l'élision ne se fait pas; mais, dit Bède, quand deux voyelles sont en contact, et que la première est longue, elle peut devenir brève sous l'influence de la seconde, si le poète le désire #. Les voyelles ainsi placées sont considérées comme syllabes communes *. Cette règle est tirée de l'usage des poètes chrétiens 6. Ni Aldhelm ni Bède n'ont indiqué que l'élision dût être évitée à certaines places, pour certains groupes. Bède l’admet au sixième pied et même d’un vers à l’autre. Ici, les poètes chrétiens, ou du moins quelques-uns d’entre eux, ont été plus mesurés }, |

Le chapitre de Bède sur la diérèse contient un fait très important et sur lequel l'attention n'a pas été, que nous sachions, suffisamment attirée. Bède se demande si, dans des mots comme argenti, incrementa, respergebat, interfectae, intercepto, la prononciation ne détache pas r, ou n’intercale pas un son qui ne s'écrit pas 8. On prononcerait ainsi arigenti, incerementa, resperigebat, interefectae, intericepto. L. Müller demande d’où Bède a tiré cette théorie qu'il qualifie de sottise ridicule *. Le maître de Jarrow avait, par avance, répondu à cette question. Son hypothèse s'appuyait sur la nature

1. L'élision, dit-il (id., col. 173), rend la scansion malaisée. Le passage mérite d'être transcrit : « Idcirco diversos versus metrorum ad synalæphae metaplasmum congruentes catervatim congessimus, quatenus his perspectis aullum deinceps explosae collisionis chaos latebrosum confractae synalæphae baralhrum lucem scandentis confundat, aciemque legentis obtundat, »

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