‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 374 sur 404 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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5, Jonas, Vitae, H, 1 ‘Krusch, Script. rer. Merov., IV, p. 113) : « Itaque dum patre nobili liberalibus litteris (Attala) inbutus fuisset, Arigii quondam pontificis a genitore commendatus est. Sed cum nihil utilitatis augi cerneret, coepit rudis affectus ad potiora anhelare ; dedit operam ut, postposita faleramenta sacculi, monachorum jungeretur cohorti... Ad Lirinensem coenubium venit; quo diu vitam degens, cum nequaquam cerneret regularis disciplinae abenis ceteros cola submittere, coepit anxio animo trutinare, quo potioris consilii aditus viam panderet. » Attala se rend alors à Luxeuil,

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LES IRLANDAIS EN GAULE AU VI ET AU VIl® SIÈCLE 113

vains profanes. Pour soutenir que les tendances étaient les mêmes au vi siècle, nous n'invoquerons pas, sans réserves, les attaques violentes contre les auteurs antiques que contient le prologue de la vie de saint Éloit. On a toute raison de penser que nous ne possédons pes dans son texte original, la vie écrite par saint Ouen (+ 684) ?. Il se peut que le prologue ait été ou remanié, ou ajouté. En tout cas, s'il est l'œuvre authentique de saint Ouen, il est impossible d'en conclure, avec Ozanam, que les anciens avaient conservé de nombreux partisans au vu° siècle 3, L'auteur, qui compte sur Dieu pour dispenser l'éloquence‘, parle d'une manière générale ; de plus, il reproduit, en partie, un passage de saint Jérôme, ce qui enlève à ses invectives la valeur d'un document précis, et ne permet pas de les croire dirigées contre ses contemporains. Les scolastici, dont il craint de blesser la délicatesse, en parlant un langage intelhgible pour tout le monde 6, n'avaient rien de commun avec les Gallo-Romains et les Romains du temps de saint Jérôme. Si des Francs avaient, à cette époque, lu Ménandre, en même temps qu'Horace, Plaute et Cicéron, Lysias et Hérodote, nous posséderions peut-être aujourd'hui ses comédies que Sidoine Apollinaire connaissait encore.

Les poètes et les philosophes étaient suspects, dans le monachisme de la Gaule, par tradition. Un des motifs qui expliquaient cet état d'esprit, le paganisme, n'avait pas complètement disparu en Gaule au vu: siècle 7. Ce n'était certes pas au cours de la période précédente, au milieu de l'ignorance grandissante, que les poètes païens étaient rentrés en honneur, et ce ne sont pas les tendances qui entraînaient les croyants hors du monde qui permirent d'en restaurer l'étude.

Malgré leur goût pour l'ascétisme, des Scots avaient pu étudier la grammaire. Mais, nous l'avons remarqué, l'Église irlandaise ne s'était pas développée dans les mêmes conditions que l’Église

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