‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 379 sur 404 · Id., p. 481, note · texte numérisé non relu

Id., p. 481, note

#. Molinier, #17.

5.. Né en Bourgogne, Attala passa par Lérins, puis fut le disciple de saint Columban qu'ilaccompagna en Italie ; il lui succéda comme abbé de Bobbio. — Vie écrite par Jonas de Bobbio, Vitae, Il, 1 ‘Krusch, Script. rer. Merov., IV, p. 113) : « Dum patre nobili hberalibus litteris inbutus fuisset, Arigii quondam pontificis a genitore commendatus est, »

6. Vita, 2 Mabillon, Acta SS., Il, p.511). Vie un peu plus récente, Molinier, 963): « .… Germanus.. infantulus traditus est B. Modoaldo... qui cum audissel eum elegantem et sagacis ingenii cerneret puerum litteris liberalibus eum erudire coepit ». 3 :« Tandem coepit vir Dei sanctitate etscientia pollere.., »

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418 LES LETTRES CLASSIQUES EN GAULE AU VI ET AU Vint SIÈCLE

lettres, mais l’éloquence gauloise et les lois romaines. Qu'entendle biographe par les mots gallicana eloquentia et par cet éclat et cette abondance du parler gaulois, tempéré par la gravité romaine !? Il serait malaisé de le dire, si nous ne connaissions déjà le passage. Le biographe l’a, en effet, presque textuellement emprunté à saul Jérôme *?, qui veut parler de la faconde gauloise. Mais, par suite, en employant une expression qui pouvait caractériser l'éloquence des Gallo-Romains du 1v° siècle, le biographe nous permet de croire quil nous renseigne mal sur celle de saint Didier. Faut-il penser que le saint avait étudié tous les arts libéraux ? Nous nele croyons pas. Il est probable que ses connaissances littéraires n'étaient pas très étendues. Ses lettres ne nous révèlent pas un homme particulièrement cultivé. Il se contente d'écrire plus clairement que ses contemporains. Sans doute cette clarté et la pureté relative de son langage parurent à ses contemporains la marque d'une éducation achevée: Paul de Verdun semble rendre hommage à son instruction en emplorant, quand il lui écrit 5, un style recherché, et Félix s'excuse de s'adresser à lui dans une langue inculte #.

Saint Bond (Bonitus), évêque d’Arvernie (+ vers 709), avai appris les éléments de la grammaire et le Code Théodosien *. Dans ces deux vies, il est question du droit : remarquons que cette étude ne supposait aucunement celle des arts libéraux, pas plus que 1Vtude de la médecine, signalée dans plusieurs vies de saints 6. Notons encore que la connaissance des éléments (inifia) de la grammaire

4. Vita, 1 (Krusch, Script. rer. Merov., IV, p. $6+)}: « Summa parentum cur enutritus, litterarum studiis ad plenum eruditus est, quarum diligentia actus est. Ubi post insignia litterarum studia Gallicanaque eloquentia, quae vel Îorentissima sunt vel éximia, contubernii regalis aduliscens se indedit dignitalibus hac deinde legum romanarum indagatione studium dedit, ut ubertatem cloquii Gallici nitoremque sermonis gravitas romana temperaret. »

2. Epist. 125 (M. 22, col. 10375) «.… ut ubertatem Gallici nitoremque sermonis gravilas Romana condiret. »

: Voir plus haut, page #16, n. 4.

4. Epist. Desid. Cadurce., , 21 (Epist. Mer. et Kar. aevi, 1, p. 214).

. Vita, 2 (Mabillon, Acta SS., I, 1, p. 90! : « Cronmaliconumn imbutus initiis, nec non Theodosii edoctus ler cauierosque coaetanos excellens, a sophistis probus atque praelatus est. »

6. Par exemple, Via S. Boamiri {solitaire au diocèse du Mans, vi siécle, Molinier, 272,;, 2 {Acta SS., novembre, I, p. 667) : «... sapientia impletus, medicina eruditus. »

et du Code Théodosien suffit à mériter à sant Bond l'estime des savants ! de son temps. .

Ce sont là les seuls documents où les études libérales soient indiquées avec quelque précision ?. Nous avons écarté les vies des saints Maxime, Valery, et Drausin, utilisées par Ozanam, dom Pitra, Fustel de Coulanges, etc.

La vie de saint Maxime, abbé de Limours {(monasterium Limonicum), au diocèse de Vienne (vers 625), représente le saint comme ayant consacré dix ans à l'étude de la grammaire ?. Mais elle n'a aucune valeur. La vie de saint Valery (Walaricus), abbé de Leuconay (T vers 622), ne peut guère être utilisée ; elle date probablement du x1° siècle. On ne peut d'ailleurs en conclure rien pour l'enseignement des arts libéraux. Valery, ayant appris que des enfants nobles allaient à l'école, obtient du maître qu'il lui écrive un alphabet, etil apprend la discipline sacrée et monastique.

Nous rejetons aussi la vie de saint Drausin (Drausius), évêque de Soissons (+ vers 680), qui fut composée vraisemblablement au x° siècle *. D'ailleurs le biographe ne nous donne pas d'indication précise. Il y est dit seulement , en un endroit 6, que le saint avait

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