Hist. lit, VI, p. 331 (CF. Molinier
6. + (Acta SS., mars, 1, p. 406) : « Dum inter scholares degeret, litteras percipere meruit pleniter, quasi per modicum temporum momentum, quod alios videmus vix posse capere per longissimum vitae suae curiculum. »
étudié les lettres, et,-un peu plus loin!, qu'il possédait à la fois h science spirituelle et la science séculière. L'expression est trop vague pour que nous regrettions de ne pouvoir utiliser cette vie.
S'il était certain que la vie de saint Dalmatius, évêque de Rodu (+ vers 580), ait été composée au vu siècle, il faudrait mettre son auteur à côté de Paul de Verdun et de Didier de Vienne. Elle est écrite dans un latin plus châtié, et l’on y relève des citations de Virgile ?; mais on ne peut établir qu'elle ne date pas de l'époque carolingienne À, et par suite il est difficile de l'utiliser pour l'hstoire des lettres au viré siècle.
Ainsi, pour prouver que le souvenir des auteurs profanes n'avail pas entièrement disparu dans la patrie d'Ausone, nous ne pouvons plus invoquer que des biographies, dont le témoignage forcément peu précis ne peut être vérifié, ou bien une ou deux citations conservées dans une correspondance du temps. Attala de Bobbi avait été instruit chez son père, Germain de Granvalÿ « auprès d'un saint homme », dit son biographe. Sans doute quelques maitres particuliers, clercs ou laïques, transmettaient encore çà et là le souvenir de Virgile. Mais ils étaient rares. Les maîtres dont nous entendons parler enseignaient la lecture et l'écriture, ou les lettres sacrées 5. On se souciait peu de l'élégance ?, même de la correction
1. Acta SS., mars, 1, 5 {p. 405) : « Unde factum est eum non plus viguisse In scientia spirituali quam edoctus est a puerilia quam astutus etiam posimodum apparuit in seculari doctrina. Quod instinctu Dei actum esse credimus; videlicet ne quid deesset viro Dei mox futuro Pontifici, et sciret unde nova el velera se et spiritualia ac secularia discerneret, »
. 7, 10 {Krusch, Scrip. rer. Merov., HI, p. 547, 549}.
3. C'est l'opinion de M. Krusch 54) contre Molinier qui la croit di vus siècle ‘Sources, 43521. — Nous laissons de côté un poème attribué à Théodofrid d'Amiens ou de Corbie (Ilauck, Airchengesch. Deutschlands, 1, p. 2", + vers 681 (Grôber, Grundriss d. rom. Philol., p. 116), publié par Dümmler dans la Zeitschrift [. deutsches Alterthum u. deutsche Lütteratur, XXI, 188, p. #23. L'attribution nous parait douteuse, appuyée seulement sur la présence du nom Theodofridus (v. 6, id.) Rien ne dit qu'il s'agisse du moine de Corhie. Ge serait un point à élucider, Théodofrid avant été un disciple de Columban a Luxeuil, Ces vers d'ailleurs ne se ressentent en rien de l'influence classique.