‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 49 sur 404 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

3. Voir en particulier le Panégyrique d'Avitus où Sidoine énumère tous les ennemis, contre lesquels Avitus eut à défendre la’Gaule (v. 360 et suivants),

+. V.8 (Schenkl, C. SS. Eccl. 16, p. 504). Le titre usuel est De perrersis suae aelalis moribus ad Salmonem abhalem epistola. Schenkl place le poème vers 408 (Cf. Teuffel-Schwabeÿ, 464, 7..

9. Vers 33et suiv. — Composé entre 406 et #15. Ebert, [, p. 340, note. Cf. Molinier, Les sources de l'Histoire de France, 1, p.38.

6. Commonitorium, I, v. 165... —Ebert identifie Orientius avec saint Orient el place le Commonitorium entre 430 et #40 (1, p. #33,note) Cf. Bellanger, Etude sur le poème d'Orientius, p. 68 et s.

7. Îlin., 1, v. 495. Le poème a été composé en #16. — Rutilius ne donne qu'un souvenir fuwilif à l'invasion,

de 406. Mais Paulin de Pella!', Salvien?, saint Avit3, Sidoine ? nous disent que les pillages, les incendies, les spoliations ne furent pas limités aux premières années du siècle. La vie même de Paulin de Pella est un exemple instructif des vicissitudes auxquelles était exposé un homme riche au v° siècle. Dépouillé une première fois d’une partie de ses biens, 1l erre dans la Gaule à la recherche d'un asile. Il mène encore à ce moment un train considérablef, mais il est victime d’une nouvelle spoliation 7, et il finit par vivre sur le prix dérisoire qu'un Goth lui avait envoyé pour le seul champ qui lui restât8, très heureux d'ailleurs de cet acte de délicatesse.

Cet exemple n'était sans doute pas isolé. « Les guerriers germains, dit Fustel de Coulanges®, n'étaient venus en Gaule que pour acquérir des terres et de l'argent. Il est hors de doute qu'ils ont beaucoup pillé... » On peut donc croire que, sans déposséder les Gaulois du sol entier, ils en ont pris une partie, limitant à leurs besoins le respect de la propriété d’autrui.

Pourtant l'impression de désordre n'était pas générale. A lire la correspondance de Sidoine, où les entreprises des Barbares ont trop souvent l'apparence de faits divers sans importance, on ne se douterait pas qu'il ait vécu dans un siècle aussi agité.

L'insouciance des uns, les inquiétudes des autres ne sont pas contradictoires. Tout d’abord, comme la violence ne sévissait pas à la fois sur tous les points du territoire, chacun concluait à la prospérité ou à la ruine du pays, suivant le spectacle qu'il avait sous les yeux. L'opposition même des impressions nous prouve qu’elles sont momentanées et personnelles, et qu'il serait dangereux de généraliser l'une plutôt que l’autre. Elles ne se contredisent qu'en apparence ; en fait elles se complètent et reproduisent les contrastes et les complications de l'époque. De plus, comme, Île calme rétabli, la majeure partie des anciennes institutions restait debout, on pouvait se donner l'illusion qu'il n’y avait rien de

1. Euchar., v. 314... — L'Eucharisticon fut composé d'après Ebert (I, p- #32) en 465, d'après Molinier (Sources, I, n° 134) en 459.

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