Hist de la Gaule mérid., I, p
3. Ennode, Vita Epiph., 90. Cf. Fauriel, id., 1, p. 339; Yver, Euric, rot des Wisigoths (Études d'hist. du M. A. dédiées à M. Monod, p. 36).
4, Cf. Binding, Das bur.-grom. Kænigreich, 1, p.36; Caillemer, L'établissement des Burgondes dans le Lyonnais au milieu du Ve siècle, p.16.
burg-.- rom
assez correctement le latin ! ». Il est vraisemblable qu'ils le parlaient mais, comment, nous l'ignorons. En rapprochant ce qu'on sait des talents naturels de Gondebaud d’une lettre, où saint Avit fait allusion à ses lectures d'auteurs profanes ?, on a supposé qu'il avait étudié les lettres. Gondebaud comprenait sans doute le latin; mais le texte unique et peu précis de saint A vit, opposant la langue ecclésiastique et la langue profane, n'autorise pas à voir en lui, au moins pour la formation intellectuelle « un digne élève de la culture romaine 5 ».
Il est d’ailleurs facile de concilier l'ignorance ou les connaissances rudimentaires des Barbares avec l'élégance relative du latin employé par leur chancellerie. Pendant la première année du v° siècle, 1ls ont recruté le personnel de leurs bureaux parmi des Gallo- Romains qui restèrent dans les provinces conquises {. IL existait alors assez d'hommes ayant étudié les arts libéraux, pour subvenir aux besoins des chancelleries gothiques ou burgondes; le fils de Paulin de Pella ne fut pas le seul qui se mit au service d’un prince barbare 5. I] ne faut d'ailleurs pas exagérer ces besoins. Les relations avec l'empire n'exigeaient pas un personnel considérable, et le soin de trouver ou de reproduire des formules fleuries 5 ne supposait pas une culture approfondie. De 450 à 480 les provinces romaines fournissent encore aux Barbares des ministres et sans doute des bureaucrates. Euric appelle en 466 à sa cour Léon de Narbonne 7; Syagrius met au service des Burgondes sa connaissance du droit 8.
Quand l’ère des conquêtes est close, quand les royaumes barbares s'organisent, c'est encore avec le concours des Gallo-Romains que se fait ce travail. Après la mort d'Euric, Léon de Narbonne demeure auprès de son successeur Alaric 11%. La correspondance de saint Avit contient plusieurs lettres qu'il écrivit pour Gondebaud et pour Sigismond 1. La rédaction des deux codes: Lex romane