‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 67 sur 404 · Sidoine le félicite de son style fleuri (Epist. V · texte numérisé non relu

Sidoine le félicite de son style fleuri (Epist. V

Cette liste n'est sans doute pas complète! ; nous retrouverons, en étudiant les textes relatifs aux écoles, quelques noms dont nous pourrions la grossir. Par contre, il faudrait en écarter quelquesuns, comme Domnulus qui avait étudié en Afrique *. Telle qu'elle est, elle constitue, en faveur du culte des lettres antiques, un document positif d'une valeur indéniable, et, si l'on se contentait de la citer, en reproduisant les épithètes laudatives dont chaque nom est accompagné, on serait tenté de conclure qu'une époque aussi féconde en génies de toute sorte est exceptionnelle dans l’histoire. Ce qu'il y aurait de plus étonnant, c'est qu'ainsi un nouvel âge d'or serait né pour les lettres, en dépit des conditions politiques les plus défavorables. Il y a là une contradiction qui doit nous mettre en garde, et qui nous force à poursuivre notre enquête et à rechercher ce que dissimulent des apparences si brillantes.

Et d'abord quelles études tous ces personnages avaient-ils faites?

Sidoine, à qui nous demandons, pour le v° siècle, le service qu'Ausone nous a rendu pour le 1v°, a été moins prodigue de renseignements que le professeur de Bordeaux. Outre qu'il n'était pas du métier, 1l avait encore moins qu’Ausone l'habitude de la précision. Nous pouvons cependant recueillir dans son œuvre un certain nombre d'indications. On y trouve d’abord la preuve que, d'une façon générale, la jeunesse de son temps étudiait les arts libéraux *. Puis on relève quelques détails. |

Quand les écoliers avaient appris l'alphabet, ils dévoraient tout ce qui est du domaine de la grammaire et de la rhétorique, # Nous retrouvons là les deux cycles distingués par Quintilien. Dans le

1. Nous avons laissé de côté Petrus, poète (Sid., Epist. IX, 13 ; Carm. 9, v. 308), orateur et homme d'Etat (Id, Carm.5, v. 568). 11 fut secrétaire de Majorien. L'Histoire littéraire pense qu'il était Gaulois (1, p. #39). Cela semble démenti par Sidoine (Æ£pist. FX, 13). On trouve dans la vie de saint Hilaire d'Arles, attribuée longtemps à saint [lonorat (+ 429), (M, 50, col. 1233), des hexamètres d'un certain Edesius, orateur et poète.

2. [Il est question d'un écrivain célèbre du mème nom dans la vie de saint

Hilaire, 11 (id., col. 1232). — Nous ne connaissons pas les dates de naissance d'Hoenus et d'Eusche, les maitres de Sidoine,

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