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d'Anistote, et on puisait dans la philosophie des règles de morale € capables de civiliser les nations les plus barbares! » . Cette étude n'était pas limitée aux années d'enfance ; les nobles gaulois se piquaient d’aimer la philosophie et de lui consacrer une partie de leurs loisirs ?. Platon leur était particulièrement cher. Plotin #, que recommandait peut-être l'usage qu'en avait fait la philosophie chrétienne, Porphyre #, Apollonius de Tyane ÿ trouvaient des disciples. Enfin Claudien Mamert avait lu les traités des philosophes pythagoriciens Philolaüs et Archytas, qui ne nous ont pas été conservés.
Comme au siècle précédent, on faisait une part très grande aux sages de la Grèce dans la morale. Leurs préceptes continuaient à fournir des motifs de développements ou de digressions 6. Sidoine ne fait pas une seule allusion à la morale chrétienne. Nous trouvons pourtant chez lui quelques scrupules religieux. À propos de Claudien Mamert, il note que ce dernier a fait de la philosophie « sans blesser la religion ? »; dans unc longue lettre à Fauste de Riez, il le félicite d’avoir purifié la philosophie et d'avoir enrôlé, pour défendre l'Église du Christ, l'Académie de Platon £. Il reprend et développe la citation du Deutéronome qui, depuis saint Jérôme, servait à justifier aux veux des intransigeants l'usage de la philosophie ?. Mais ce n'est pas cette philosophie adaptée à la religion que Sidoine et ses correspondants avaient apprise auprès d'Eusèbe. Les platoniciens, comme les amis de Mamert!°, comme Polemius!!, comme Eutropius!?, etc... avaient étudié les doctrines antiques dans leur forme authen-
. Epist. IV, 1.
. Sid., Epist. IT, 6; IV, 11; Carm. 15, v. 118, etc.
. Sid., Epist. HT, 6.
. Claudien Mamert, De stalu antmæ, W,7 (p.128). Cf. Schulze, op. cit.,p. 76. Sid., Epist. VII, 3. — Sidoine était évèque quand il copia pour Léon la Vie d'Apollonius de Tvane par Philostrate. I est vraisemblable qu'on ne se contentait pas de lire la biographie d'Apollonius, mais qu'on étudiait aussi
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ses écrits.
6. Voir, par exemple, Sidoine, Panég, d'Anthémius, Carm. 2, v. 156; Id., 23, v. 101.