‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 74 sur 404 · d., £pist. HE · texte numérisé non relu

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tique. D'après un passage de Sidoine !, on pourrait même supposer que quelques-uns d’entre eux affectaient de laisser croître leur barbes, de porter le manteau et le bâton des philosophes, si, ailleurs ?, on ne voyait que, par cette allusion à l'antique extérieur des stoïciens, Sidoine désigne métaphoriquement la philosophie étudiée dans son sens paien.

Pouvons-nous, comme au chapitre précédent, suppléer ce qui manque dans les documents, et supposer que le programme incomplet qu'ils nous présentent était beaucoup plus étendu dans la réalité? En d'autres termes, dans ces traits isolés retrouvons-nous l'enseignement romain des arts libéraux tel qu'il était encore donné dans les grandes écoles du 1v° siècle ?

Pour répondre à cette question, 1il suffira de se rappeler ce > que nous avons dit sur la situation politique de la Gaule et de jeter ensuite un regard sur les écrits du temps. Dans les conditions d'existence, que nous avons signalées, il était impossible que l’éducation ne se fit pas avec précipitation, et qu'au lieu de parcourir méthodiquement les différents cycles qui conduisent à la culture générale, on ne se hâtât pas d'acquérir les notions indispensables. Au siècle précédent, nous l'avons vu, les études étaient déjà superficielles, et bien des parties du plan de Quintilien étaient négligées. À l'époque de Sidoine, l’ensemble que formait le programme de l'éducation romaine se désagrège ; il semble que les arts du Trivium, au lieu de concourir à une seule fin, soient considérés isolément. En entendant Claudien Mamert distinguer la grammaire, la rhétorique, la dialectique * on se sent plus près du moyen âge. La hâte apparaît aussi dans les défauts communs aux écrivains du v® siècle. Un examen, si rapide qu'il soit, permet de saisir combien les études furent alors incomplètes.

La grammaire et la prosodie sont ce que les contemporains de Sidoine avaient étudié avec le plus de soin. Ce n'est pas qu'ils n'aient

pris avec la syntaxe et le vocabulaire certaines libertés 4, et qu'ils

Epist., IV, 11.

Epist., IX, 9.

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