‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 79 sur 404 · Epist. VIE · texte numérisé non relu

Epist. VIE

2. Sid., Epist. IX, 1+. IL ÿ est question d'un éloge de Jules César que Burgundio devait composer pour une recilatio. |

3. Sidoine (Epist. VIIE, 6) évoque avec émotion une circonstance où il a entendu Nicet., Ce n'élait ni dans un procès retentissant, ni même dans un panégyrique, mais dans un compliment adressé au consul le premier de l'an.

LES ÉCOLES PUBLIQUES | Si

v* siècle, Sidoine qui a cité vingt génies incomparables, ne se fait pas faute d'exprimer son inquiétude dans ses heures de franchise ou de découragement. En maint endroit il constate que « la rouille du barbarisme ronge la langue latine » et que les lettres survivent grâce aux efforts d'une poignée d'hommes !. Saint A vit déclare que pour être intelligible 1il ne faut pas avoir un style poli ?. Claudien Mamert fait la même constatation que Sidoine *. D'après lui, l'abandon des études et de la culture intellectuelle remonterait déjà assez baut, mais il s'accentuerait chaque jour, non qu'il y ait pénurie d'intelligences, mais parce qu'on éprouve comme une honte à connaître la grammaire, la dialectique, la rhétorique et les autres arts libéraux. La philosophie elle-même, si cultivée, d'après Sidoine, est regardée, dit Mamert, comme quoddam ominosum bestiale*. Ce passage est des plus importants : il nous révèle un dangereux état d'esprit qui reparaît nécessairement aux époques de petite culture. La rareté de l'instruction n'a pas pour unique effet de rendre la culture exceptionnelle : elle la rend suspecte ; il semble qu'en s'instruisant, on se mette en dehors de la règle et que l'ignorance seule représente l'état normal.

. A ces témoignages, nous ajouterons celui de Paulin de Pella qui, dans son Eucharisticon, écrit en 459, remarquait déjà que, depuis longtemps, l'habitude des études libérales s'était perdue par suite de la corruption du siècle *.

De tout cela il ressort que, si l'enseignement des lettres n'avait pas disparu au v° siècle, il était très menacé, en dépit des illusions d'un petit nombre de ses fidèles.

Les écoles publiques.

Nous arrivons à la dernière question qui nous occupe, Où et par qui les arts libéraux étaient-ils alors enseignés? Les anciennes écoles ont-elles subsisté pendant tout le cours du v* siècle, ou bien

1. Epist. 11, 103 IV, 17; V, 10, VII, 2 ; VIE, 12, ete... 2. Epist. XLIV (éd. Peiper, 49, p. 77).

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