Episl. ad Sap. (éd. Engelbrecht), p
. Id, p. 204.
L'enseignement des lettres classiques. b
DT pe
un autre mode d'enseignement s'est-il substitué à l'enseignement public? On a souvent admis que les écoles romaines s'étaient conservées au ve siècle. L'Histoire littéraire de la France, tout en constatant l'abaissement des études, ne met pas en doute l'existence des écoles {. Ozanam croit en suivre la trace jusqu'à la fin du vue siècle ?. D'autres sont portés à prolonger l'époque d’Ausone jusqu'à Sidoine Apollinaire, et même au delà 3.
Après tout ce que nous avons dit au cours de ce chapitre, on ne s'étonnera pas si nous refusons de souscrire à cette opinion sans examen.
Dans les documents qui nous restent et que nous allons parcourir, il n'est jamais question explicitement d'un enseignement public; et d'autre part, sauf à Lyon, nous ne rencontrons pas, dans une même ville, à la même époque, plusieurs maîtres de grammaire et de rhétorique, dont le groupement nous permettrait de croire à l'existence d'une école, analogue à celles qui existaient au 1v° siècle. A Marseille, Gennade signale la présence du rhéteur Victorius qui mourut sous le règne de Théodose et de Valentinien, c'est-à-dire avant 450 *. IL s'agit sans doute du rhéteur Claudius Marius Victor. Nous ne savons rien de ce qu'il enseignait; nous ne pouvons même affirmer qu'il ait enseigné 5. On ne saurait le déduire de
4, T. 11, 39. Des restrictions ailleurs, t. Il, p. 3, p.25. « On n'enseignait les sciences ecclésiastiques que dans les séminaires, sous les yeux des évèques, qui le plus souvent prenaient eux-mêmes ce soin. Pour les sciences humaines, on les étudiait dans des écoles publiques; mais quelle apparence y avait-il d'en ouvrir sous une domination qui ne les pouvait goûter! »