‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 87 sur 404 · list. Franc., praef · texte numérisé non relu

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3. 1d. Nous adoptons le texte aut grammaticus. Cf. Bonnet, Le latin de Grégoire de Tours, p. 216.

4, Voir un tableau saisissant des mœurs de cette époque dans Lavisse, La décadence mérovingienne (Rev. des D. M., 3* période, t. 72, p. 802).

d'écoles et de maîtres dans les textes de l'époque, et, de l’autre, la culture religieuse suppose, au moins d'une manière générale, l'étude de la grammaire. Les plaintes de Grégoire sont donc exagérées, La réponse est facile. Quand nous parlons de l'ignorance générale, au vi siècle et aux siècles suivants, nous ne prétendons pas que, dans leurs relations sociales, les hommes de ce temps soient revenus à l'âge préhistorique, à l’état de nature, qu'ils aient oublié ce que des siècles de culture avaient introduit dans leurs mœurs et dans leur langue usuelle, qu'ils aient désappris l'usage de la lecture

et de l'écriture. Ce que nous voulons dire, c'est qu'ils ne poussent À

pas l'instruction au delà des besoins courants, et que la société cultivée, dépositaire des traditions et de l'enseignement littéraires, a disparu. Quant à la confusion de la science sacrée et de la science profane, nous verrons, dans le chapitre suivant, ce qu'il en faut penser ; dès maintenant, nous tenons à établir, entre ces deux ordres de connaissances, une distinction très nette. Par suite, quand nous rencontrerons les mots école, maître, études, nous nous garderons de leur donner une signification générale, et nous examinerons s'ils nous révèlent l'enseignement des arts libéraux ou de l'alphabet, de la lecture sacrée ou du catéchisme. Ces précautions étaient nécessaires, avant d'entrer dans l'examen des textes relatifs à l'enseignement.

Pour soutenir que les écoles civiles et surtout que l'enseignement des arts libéraux ont existé au vi* siècle, on s'est appuyé sur plusieurs faits : l’enseignement des lettres à l'École du Palais et les besoins de la cour, l'existence de professeurs d'arts libéraux, l'instruction d'écrivains comme les familiers de Fortunat, comme Grégoire de Tours et Virgile le grammairien. Nous examinerons successivement ces différentes questions.

Les écoles. — Les professeurs.

Pas une seule fois, au cours des vi*, vu et vit siècles, il n’est fait mention de grandes écoles publiques où l'on donnât, comme au iv* siècle, l'enseignement des lettres classiques. Quand on rencontre dans les textes le terme d'école, ou bien il ne signifie rien de précis, ou bien il désigne les écoles religieuses !. Nous lisons bien,

1. Vie de saint Germain, évéque de Paris (+ 516), 2, par Fortunat (Op. pedes-

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