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dans Grégoire de Tours !, que Chilpérik envoya « des lettres dans toutes les villes de son royaume » au sujet de l'instruction, mais il s'agissait simplement d'apprendre aux enfants à lire les lettres grecques qu'il avait ajoutées à l'alphabet latin. Cette intervention na rien à faire avec l’enseignement des arts libéraux. Ozanam s'étonne de ce silence, mais se refuse à croire que les vieilles écoles aient disparu. « Comment les écoles restaurées par Gratien, dit-il, célébrées par Ausone et Sidoine Apollinaire, toutes debout au v° siècle, après le premier choc de l'invasion, seraient-elles tombées au vi, sans laisser un historien de leur chute ? ? » Nous avons vu ce qu'il fallait penser du maintien des écoles au v° siècle, et nous avons eu, en outre, l'occasion de remarquer que, si Eumène avait célébré la restauration des écoles d'Autun, aucun historien n'en avait auparavant signalé la ruine. [l est vraiment trop aisé de croire à la persistance d’une institution, parce que le procèsverbal de sa disparition n’a pas été dressé.
L'idée préconçue que les écoles impériales ne pouvaient avoir totalement disparu a conduit l'Histoire littéraire, puis dom Pitra et Ozanam, à restaurer dans l'École du Palais l'enseignement des arts libéraux. L'Histoire littéraire en trouve l'origine dans une prétendue Académie qui, dès l’époque mérovingienne, aurait existé à côté de la chapelle royale : « Dans cette Académie qui fut l'origine de l'École du Palais, si célèbre sous no$ rois de la seconde race,
tria, éd. Krusch, p. 12; de saint Lomer, abbé « Curbionensis » (+ vers 594), (Mabillon, Acta SS., I, p. 336); de saint Médard, évéque de Noyon (+ vers 561), par Fortunat, 2? (Krusch, p. 68); de saint Maimbeuf (Magnobodus), + après 627, 3 (Acta SS., octobre, VII, 2, p. 941); de saint Géry (Gaugericus), (F 629), 2 (Krusch, Script. rer. Merov., III, p. 652); de saint Germer (+ vers 650), 2 (Mabillon, Acta SS., Il, p. 475); de saint Herbland (Hermelandus), abbé d'Indre (+ vers 720), 3 (Mabillon, Acta SS., III, p. 385). — De mème pour le mot scholares avec le sens d'écolier. Vie de saint Eptade, vi* siècle, 2 (Krusch, Script. rer. Merov., III, p. 187); de saint Maimbeuf, Acta SS., octobre, VII, 2, p. 942; de saint Amé {Amatus), + 627, 2 (Mabillon, Acta SS., II, p. 130).