Vifae patrum, 2, praef
3. ist, Franc. 1, praef. Notons qu'il s'agit ici de faits précis,et que Grégoire de Tours ne veut pas parler, en général, de la grammaire dont l'étude des lettres et celle des syllabes forment les deux premiers chapitres.
De gloria conf., praef.
De virtut, s. Mart. 1, praef.
+ De gloria confessorum, praef.
Hist. Franc, X, 31 (p. 449).
Vila s. Mart., Prologue.
Cf. Monod, Études crit. sur les sources de l'hist. mérov., 1, p. 199: Bernouilli, Die Heiligen der Merov., p. 91.
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D'ailleurs, si Grégoire avait reçu l'instruction que certains lui ont .prêtée, pourquoi en aurait-il dissimulé les effets, alors qu'il ne se prive pas de prouver sa connaissance de Virgile par de multiples citations? Pour être mieux compris? parce que « philosophantem rhetorem intellegunt pauci, loquentem rusticum multi ! ». Soit ; nous remarquerons pourtant que les incorrections n'ont jamais aidé à l'intelligence dun auteur, et que, sans arrêter Ja langue dans son évolution, sans affecter un purisme condamnable, Grégoire pouvait réagir contre la corruption grammaticale. On ne reproche pas à Grégoire de n'avoir pas été cicéronien, — il eût été fort embarrassé d'imiter Cicéron qu'il ne connaissait pas ?, — mais de n'avoir pas cherché dans la correction un nouvel élément de clarté. Ou plutôt on ne lui reproche rien, mais on se refuse à voir l'influence classique là où elle n’est pas. En supposant Grégoire capable d'écrire un latin moins barbare, mais contraint d'employer un langagerustique, pour être compris, on fait d'ailleurs le procès de ses contemporains. L'}listoire des Francs n'était pas purement une œuvre d'édification. En l’écrivant,. Grégoire ne désirait pas atteindre une classe de la société dont les écrivains anciens ne s'étaient pas inquiétés, et, chez lui, la peur de ne pas être compris ne pouvait être attribuée au déplacement des lecteurs. Si donc on admet qu instruit lui-même, il ait, par nécessité, usé d'un langage aussi inculte, on constate en même temps la culture rudimentaire de l'époque. C'est bien la conclusion à laquelle nous arrivons, de notre côté, mais nous croyons que Grégoire ne s est pas élevé au-dessus de ses contemporains, et qu'il fournit, par son propre exemple, beaucoup plus que par un prétendu sacrifice de ses facultés oratoires, une preuve de l'ignorance générale.
La vérité est que, dans son enfance, 1l n'avait pas appris les sept arts #, et que plus tard, au contact d'hommes moins ignorants, !l lut quelques auteurs classiques. De là les citations de Virgile, les expressions poétiques dont il parsème ses écrits et qui détonnent si étrangement dans son style #.