‹ L'Enseignement du françaisChapitre 4 sur 7 · PROFESSEUR AD LYCEE HOCHE À VERSAILLES · texte numérisé non relu

PROFESSEUR AD LYCEE HOCHE À VERSAILLES

I/Flistoire littéraire est peut-être, parmi les exercices dont nous examinons iciTulilité, celui qui nous a vus passer par les avis les plus divers. Tout le monde, depuis trente ans, s'accorde à la déclarer nécessaire, en principe; il est bien certain qu'il faut mettre de l'ordre et de la suite dans les connaissances, rattacher les faits aux causes, replacer les hommes dans leur milieu, les œuvres dans la série de celles (jui les ont immédiatement précédées ou suivies; bref, nous reconnaissons tous que, si l'étude des textes originaux doit être le but essentiel de notre enseignement littéraire, il est bon de les relier entre eux par des analyses, des tableaux chronologiques et des lectures complémentaires. Mais les choses, dans la pratique, n'ont pas toujours paru si simples. Les professeurs de ma génération, qui ont à peine parcouru la moitié de leur carrière, sont déjà passés, sur le choix des moyens, par des opinions à peu près contradictoires, et nous brillons, ou peu s'en faut, depuis 1902, ce que nous avions adoré, en 1890, dans notre ferveur de jeunes débutants. Les méthodes qui nous ravissaient alors nous apparaissent aujourd'hui comme singulièrement démodées , et nous ne savons trop, parfois, si celles qui semblent devoir les remplacer désormais n'éveilleront pas à leur tour le sourire de nos successeurs. C'est cpi'il en est, probablement, des méthodes, pour les professeurs, comme des remèdes, pour les médecins : il faut Stivoir les renouveler; il faut les adapter (nous l'avons assez dit, ({««puis (pu'lques semaines) aux be-

120 riONn-iHKNCES DU MllSEK VVA)\(',()rAQ{]K, 1900.

soins changeants do la « cliontèlf; »; il faut en user. . . ■ pendant qu'ell(;s guérissent ».

Aussi bien, il est honnête, il est juste de reconnaître que, depuis quelque vingt ans, des progrès très sérieux ont été réalisés. S'il est évident qu'il nous reste, comme toujours, beaucoup à faire, nous ne nous présentons pas, loin de là, les mains vides et l'esprit désorienté; et nous allons, sans présomption, mais sans la moindre fausse honte, dire par quels procédés, et en vue de quels résultats nous espérons bien développer l'enseignement de l'histoire littéraire.

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