DANS L*ENSEIGNEMENT
appartiennent à cette religion n^ayant nul besoin de savoir lire pour satisfaire aux exigences de leur culte , lorsque Ton a voulu transporter chez eux le principe de renseignement populaire , on a rencontré d'incroyables résistances qui naissaient de la nature même des choses. Bien, parmi les hommes , ne se fait aisément que ce qui est secondé par la religion. Et cet appui manquant à rinstructioa populaire dans les États catholiques, on a vu de grandes nations qui avaient conquis le suffrage universel, se heurter depuis trente ans contre une loi sur l'instruction primaire, incapables de fonder chez elles au nom deleurSouveraineté ce que le despotisme n'a pu empêcher de se développer ailleurs au nom de la liberté d'examen en matière de croyance. Tant il est vrai que les affaires humaines sont encore, à rheure qu'il est, dirigées par lapuissance cachée des institutions religieuses ; et que c'est une chose à laquelle Thomme n^a pas encore réussi d'établir la liberté
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politique 6ur la servitude religieuee ^ olaii>taire.
Ou croit avoir tout réglé quand 09 a disposé mécaniquement je ne sais quels rouages 9 comités, inspecteurs 1 sans se de* maqder jamais quels principes sont en jeUt et ce que représentent dans chaque çomr muhe le prêtre et Tinstituteur; pourtant là est tout^ la question.
Le prêtre n a pas besoin de Tinstituteur ; loin de là, celui-ci est un danger puisqu'il est chargé d'ouvrir la porte de la scieAce du bien et du mal. Que vient-^il faire en face de rÉglise ? Quelle est la puissance qui renvoie? Le curé de campagne ne suffisait^ il pas à Imstruction de ses ouailles ? Dixhuit siècles ne se sont-ils pas écoulés* sans que les fidèles de l'Église catholique vissent un instituteur? Les peuples n'étaientils pas satisfaits de leur sort ? D'où vient cet étranger, <|ue l'Église ne connaît pas? Le sentiment le plus bienveillantqu elle puisse éprouver à son égard* c'est le soupçon.
nàvs l'enseignsment. i5i
Autant la raison doit être soumise à^ rautorité ecclésiastique^ autant rinstitutéur doit être soumis au prêtre. Udoitdono arriver dans ces pays, que la dignité» n^dêpendance de Tinstituteiir ne soient que de»
choses nominales et que son assujettissement descende aisément] usqu'à Fopprobre* Il peut même se faire que le peuple étant devenu souverain politiquement , l'instij^uteur primaire , c'est-à-dire le précepteur du souverain, au lieu d*étre rehaussé par lelévatron de son pupille, reste placé sous la dépendance du curé de campagne qui , lui-même, est courbé sous la dépendance absolue de toute la hiérarchie ecclésiastique*. Dans ce cas , le précepteur du spuverain est l'esclave d'un esclave.
Selon l'esprit de la religion cathoUque, Texamen étant un danger. Instituteur qui donne les premiers éléments de cette liberté d examen est lui-même un péril permanent.
Au lieu de l'entourer de garanties , il faut l'entourer de gênes. Vous pensiez enseigner
1*52 CATHOLICISME ET PBOTESTANTISME
au peuple le respect du savoir, c'est tout le contraire quHl faut (aire.
Car vous avez beau chercher une issue; la guerre sourde qui travaille votre siècle et qui en est comme 1 ame, vous lavez vousmêmes organisée dans chaque éommune .
le jour où, en foce du prêtre catholique, vous avez placé imprudemnîient pour vous, l'instituteur laïque, c'est-à-dire le représentant populaire de la science moderne.
Quelle condition faites- vous à cedernier?
Entre une constitution politique qui ne lui parle que de la suprématie de la raison, et une religion qui ne lui parle que de la nécessité d'asservir sa raison, à quoi se résoudra-t-il? S'il se con6e dans la dignité * de la pensée, c'est fol orgueil. S'il s'en remet de tout au prêtre , il se démet. S'il enseigne la concorde, il est impie; s'il professe la discorde entre les enfants de diverses opinions, il est séditieux. Brisé ou par la constitution ou par la religion catholique , de quel côté se tournera-t-il? Ou blasphème
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OU révolte, voilà entre quels termes ii feut qu il fasse son choix.
Comment donc entendez-vous dénouer cette guerre dont vous avez semé le germe dans chaque paroisse, en semant un principe libéral en face du principe ecclésiastique ? Destituer les instituteurs ? Ce serait une solution ai vous ne les remplaciez par d'autres. Mais puisque vous n'extirpez pas renseignement du peuple , je dis que vous ne remédiez à rien. Vous avez mis FÉglise et l'école en présence' ; il faut ou démolir celle*ci jusqu'à la dernière pierre , ou aviser à un autre moyen de terminer la lutte. Car ce que vous croyez la restauration de lautorité est rétablissement de l'anarchie.
Où le trouverez-vous cet instituteur modèle que vous cherchez, qui> laïque, ait le cœur du prêtre, et qui, façonné par le savoir moderne, représente sans hérésie le moyen âge?
Ce n'est pas tel maître qu'il vous faudrait renverser, c'est l'enseignement.
ifU CÂTHOtieiStfK ST l»lt07«STANTISME
Chose singulière que et» ifnoiortdlps questiona descendues. soudainement au ni*:
veau de l'espdt de parti , et rhumamté tout eatière proscrite par les coteries 1 Lapa*»
nique qui a saisi uo oartain non^h» dW telligences, les jette eu dehors du genre buiuaiu!
DépouvreiMiioi » di^ent-tU» qU^qiie sièala mn% passion^ sans aiiagéi^tiaii , sartopt saus trop d'idées ^ où lef faibles s appla^ dissent de i autorité de$ b^$^ las petits 4^ celle des grands ^ anfiq yn siède saga que n«ius puissions âo^wv sau$ dauger ^ «modèle k la jetines^e» — 11 me s<im|)le que lautiquita serait uq asse^ bou commen^lïieut I -^Que parler ^vQq$ d antiquité? J'y ai découvert l'autre soir le gercoie 4h ^ cialisme; évidemment la civilisation qui a produit le droit romain est la plus grande ennemie de la propriété. --^ Si ces temps éloignés vous blessent, les trois ou quatre premiers siècles du christianisme pourront peut-être vous satisfaire? — Figqrez-vous donc quen ouvrant les Actes des Apdtres