‹ L'enseignement du peupleChapitre 24 sur 32 · DE L ENSEIGNEMENT LAÏQUE · texte numérisé non relu

DE L ENSEIGNEMENT LAÏQUE

sagesse que la fotirmi enseigne à la fourmi.

Si la société, sans le prêtre, ne croit pas à la justice, pourquoi donc cherche- t-cllé de siècle en siècle à s en rapprocher dans le développement de son droit? Si die ne croît pas à la vérité, pourquoi la poursuit-elle dans la science? Si elle ne croit pas à Tordre ,' pourquoi le poursuit-elle dans la suite de ses institutions et de ses révolutions?

Justice, vérité, ordre absolu, quVst*ce que cela sinon la source éternelle des idées divines, c'est-à-dire cette essence du bîeri sur lequel Se règlent les mœurs de t Etat? Ce Dieu dé Tordre, de la justice, ce géomètre éternel, qui descend par degrés au fond des lois de tout peuple policé, n'est pas celui qui plaît aux castes sacerdotales. Elles le veulent jaloux, irrité, plein de préférences, de menaces. Où elles ne reconnaissent pas cette fece d'un dieu-prétre, elles ne voient qu'athéisme. Est-ce une raison pour accorder qu'une société ne contient nul principe en dehors de son Eglise, nul enseigne-

1*7 & QUELLE EST LA BAlSmy d'ÉTRE

Oient moral en dehors de son clergé , et que lopte lumière s'éteint qui ne lalliime pas à Tautel?

On rép^injGessamfenéntqoélasoâiélé l«t>> que H a aucun priiicipe, et par conséquent rienàenssigper. liiautdu mplnsréconnaitre qu'eJle peut mîeut qu atiouna dutre «en* seigaér j&Ke-ûaéitie) et voilà i^récisément de quoi i} est question dane i enaeigaeaMMut laïque. ^

Pour ni(N « j'ai toMJûurs prétendu quWHe possédé un prîneipe que) «leulô^ «lie e^^ en 4|at d^ pi^feaâer, 0i c'èf^t silice prii^âpe qu'est f^ndé ^aw ànut nka^i^ d'<BiîseJ{;ni5mentira naatiène cibVile. Çf)^ q«}i £ilt le fond de ce^tâ société » ^e qui la^a)»!^ pes^ibl^à fSte qpi i «ippéchede se<ié43ompoç^fb ^st préeisémeiU utl poi«|t qui n^ peut êive ensf^i^né avec \h même aatorit4*par'au^undescaJtas officiels. Cj^te 60ciéM vit iur 4e principe de Tamour des pito^^jODîB \e^ il^s ^ttir lesâutras, indépendamment d^ leurepoymv^-

Or, .dUe$-m<^ -qi^ pr^^s^^m, 0pn pas set1lein^Pt en pàrç(te$ , )a»«js <0p aetî^n c^tte

do(3triBe, qui est le pain de fie 4u |epob4^ moderne ? Qui enseigi^erji a^ f^thi))iqiie lu f raternité ay^p le juif? Est-ce c^lui qui, p,af sa croyance niéme^ 69$ obligé de pia^dir^ là croyance juive? Qui enseignera à f^nti^^r iflkcÀour au papiste? E$|:-«e LiitJieff Qui «nsdjDrt^ara aup^pist;^ leia^pjlip de J^jkêbei:^? Ëst-c9 1^ p0pe? Il faut poiirtant que ^e« trois 01} quatre inotides^ 4€>nt la foi est de s'exécrer mutuellenieut, soient réunis dans nae méiiie^iniiié. Qui ||ra ce ipirl^cle? Qui réunira trois ennemis i^^hafQ^i if r^^n^ir Niables? énridemment un principe supérieur et plus universel. • Ge principe ^ qui ne^ celui dWcuno .église, voilà 1^ pi^srre de fondalton de renseignetneiit 1^'que.

W0 dites pas que c^est là une id^ sortie du trouble des dernières discussions* U v a bientdt dix pns qu'en répoudant.d M. I ar- . cb^yéque de Paris ^ j'écrivais xe x(.ui .$uit :

« Ceux qin divisent sout çeuxgiji veulent j^4ie çha^e secte , cbaq^m? ëgli3e ., soit un ^i^i^de séparé et dos pour jainais, saoç nul contact déduc^UOlli B^eç ce ^ui

176 QUELLE EST LA RAISON DÉTftE

s'en rapproche le plus, que les généra* tions nouvelles ne se rencontrent nulle part dans un symbole commun, que les hommes , dès le berceau jusqu'à la tombe , passent à Côte les uns des autres sans se toucher ni se recontiaître , qu'il y ait dans là France plusieurs Francis inconciliables entre elles, et dont Tune apprenne à jeter' éternellement Tinterdit^à toutes les atitires. » Ceux qui imissent et édifient sont ceux qui, en respectantes églises particulières, croient quelles sont contenues dans une église plus compréhensive , qui est le christianisme; que, dès lors, loin de séquestrer systématiiquement chaque Croyance , d'envenimer par là et d'exagérer souvent les points dé litige, il est bon de rapprocher, au moins un moment, dans un symbole commun d'éducation, les intelligences destinées à former une seule et même société.

En rapprochant des cultes frères, ils unissent; ils édifient en tendant, par un mouvement continu de l'âme chrétienne, à l'association des esprits dans la cité promise.

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