POLITIQUE DU CATHOLICISME
à-dire sans faire que telle religion soit remplacée par telle autre. Les meilleurs croient qu'avec un peu de diplomatie , on amènera les dogmes à composer; ils ne s'aperçoivent pas quMIs sont les dupes de cette diplomatie avec Timmuable. Retranchés dans leur syllogisme, combien les hommes d'église doivent sourire de la prétendue guerre qui leur est faite! Ce n'est point par des transactions de ce genre que la philosophie avait conquis sa place et que la France s'était émancipée du moyen âge.
J'avoue qu'il m'est impossible d'être de l'opinion de ceux qui pensent que la faute du catholicisme est de ne pas faire alliance avec la liberté. Autant vaudrait dire que le paganisme a péri pour avoir commis la faute de ne s'être pas converti au christianisme.
Si cette religion, telle qu'elle est constituée , écoutait les conseils de ceux qui l'invitent à représenter les principes démocratiques; si elle avait le malheur de se
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replacer, ne fût-ce qu'un seul jour, danâ lé ôourànt des libertés modernes , elle sô transformerait, c'est-à-dii*e elle se décomposerait indubitablement au contact soudaid dé Vair vital. On dit que le christia*ûidme y gagnerait. Je ûe sais; ce qu'il y a de certain , le catholicisme , tel que ùDus le connaissons , se frapperait de tnort.
Pie IX a commis Tinsigne imprudence de ^e mettre en (Contact avec une ombre de liberté. Cette ombre seule a failli renvei^ser non seulement le prince temporel, mais le souverain spirituel, tant la liberté est incompatible avec l'esprit dé cette institution! Combien de temps ne falidra-til pas pour que la papauté repère, si cela est possible , le dommage qui lui a été causé par cette infidélité d'un moment à son principe î D'après les seules lumières humaines, on peut dilfé qu'elle ne lé réparera pas.
Tous ceux qui, dans Ces derniers temps, ôfit voulu introd\^iré des éléments libérau
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dans lecatholiciâmeont imaginé leçon traité de ce qui est nécessaire à cette institution. Il est évident que quiconque veut sérieusement la conserver 4 doit suivre là route précisément opposée. Tous les théologiens, réunis ne pourraient faire que le catholicisme orthodoxe soit d'accord avec la liberté moderne, non plus que tous les mathématiciens de la terre ne pourraient ramener le cercle au carré. C'est pour n'avoir pas vu ces lois du monde religieux que la France a été jetée dans ce libéralisme catholique qui devait la foire échouer dans le mensonge et dans la servitude.
Revenons à la nature des choses. Personne ne l'a mieux indiquée, ni avec une raison plus droite, qiue M. de Maistre. Sa valeur , c'est qu'il a posé très clairement les conditions vitales de l'institution Catholique dans la société moderne. Après les, avoir aperçues , il les a définies avec la force et le sang-froid du législateur. Il a vu clairement que, pour retremper l'autorité catholique^ il faut la ramener à son prin^