‹ L'enseignement intégralChapitre 30 sur 90 · II. — Organisation de Tenseignement des soiences · texte numérisé non relu

II. — Organisation de Tenseignement des soiences

CI. Bernard donne de la vie une definition qu'on ne lit pas sans melancolie : la vie c'est la mort. Formule paradoxale, mais v6rit^ profonde, puisque la vie, scmblable a un flambeau, est une combustion organique, une destruction des tissus, usure de substance d'autant plus rapide que les fonctions vitales sont plus actives. Comte, analysant les conditions et les lois du progr^s, 6nonce une pens^e qui n'est ni moins juste ni plus consolante: il ne faut pas se dissimuler, dit-il, que « la progression sociale repose essentiellementsur la mort* ». II eut pu dire aussi 6nergiquement que CI. Bernard : le progres social c'est la mort des individus. Suppose/, indefinie chaque vie humaine et le progres se ralentira et s'arri^tera de lui-m6me ; peut-6lre meme y aura-t-il regression ou retour en arri^re. Telle est en eff'et Textrdme imperfection de notre nature, que ceux m^mes qui ont le plus contribue, dans leur virilitd, au d6veloppement de la science et de Tesprit humain ne conservent pas longtemps leur juste preponderance sans

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