Aug. Comte. Cours de philosophie positive^ 51" lecon
TIII^ORIE POSITIVISTE DE L'EDUCATION i21
devenir des obstacles au d6veloppement ulWrieur. lis se montrent hostiles a toute nouveautd, mison6istes, routiniers. La science, dans leiir cerveau, est comme cristallis6e et p^lrifi^e. II est heureux que des cerveaux plus jeunes et plus neufs en rec^oivent le dep6t. L'6ducation est une greffe qui ne r^g^n^re pas seuleraent la plante mais en decuple la vitalite. Qu'on ne dise pas simplement que Teducation est un probl^me essentiel de politique « parce que les lois de Teducation sorit les premieres que nous recevons ». Qu'on ajoute « que c'est dans le gouvernement republicain que Ton a besoin de toute la puissance de Teducation* », maissurtout qu'on insiste sur le caract^re sociologique, et non pas simplement politique, du probl^me. Une th6orie de Teducation est la conclusion ultime de la sociologie et de la morale. Les difficult6s d'une telle theorie sont particuli^rement redoutables pour le philosophe positiviste. II professe que Tintelligence est T^ldment vital du progres et il lui faut s adresser, quand il enseigne la s^rie des sciences, a des intelligences a peine degag^es des sens, troubles encore de I'obscurit^ des sensations et des Amotions. II faut qu'il donne conscience a un nouvel 6tre de tout le passe humain et il ne pent disposer que de quelques annees pour traverser toutes les etapes des progres de la race humaine. II est n6cessaire