III. — La religion est la vraie science du peuple
Si M. Bruneti^re a pour lui la logique il ne resle qu'a jelcr cc livrc au feu avant m6me de Tachever.
L'ENSElGiNEMKN r INTEGIUL, TIlKOttlQUEMENT ABSURDE 185
Examinons done sa these, non dans le detail et en litterateur, mais en logicien, en anatomiste qui met it nules articulations et Tarmature interieure de Targumentation. Sans aucun souci des nuances de style et des precautions oraloires — le dialecticien vigoureux que nous combattons nous en voudrait de nous arr^ter a ces bagatelles, —- nous ddm^lerons deux paralogismes bien caract^ris6s: Tun pent 6tre appele, en i'honneur de Kant, paralogisme transcendental, et Tautre, en souvenir de Port- Royal, sophismed'induction.
Pourquoi ce mot transcendental? Farce que ce sophisme consiste a passer d'un ordre a un autre, deTordre de la science a Tordre de la foi et m^me a une foi d^terminde,arorthodoxieromaine. C'est Targumentation de Pascal, mais combien aflfaiblie, dmoussee, dnerv^e! II manque a la chaine de nombreux anneaux. Quand Pascal nous jette violemment du meprisde la science aTadoration delacroix,c'estqu'ila vu, senti, touchy le Christ. La force desa position, c'estqu'il s'appuie surunpositivisme Chretien et qu'il pent dire sans metaphore : je sais, je vois, je crois. « Console-toi, lui adit J6sus-Christ, lui parlant face a face, console-toi; tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouv6. J'ai pense a toi dans mon agonie; j'ai verse telles gouttes de mon sang pour toi. * » Ces gouttes de sang,, cette seconde vue du croyant, cette