Michelet. Nos fits, livre V, chap. iv
a gagii6 Testime de soi-m6me et la reconnaissance du peuple. Tons, les 6tudiants et le peuple, engages dans une OBuvro commune de conciliation et de paix, faisant effort ensemble vers le mieux, se sont sentis solidaires* ». II faut retire Thistoire de Textension des Universit6s : elle n'est pas longue encore et rien n'est d6ja plus encourageant. Des essais du m6me genre ont 6t6 tenths k Paris, a Lyon, a Monlpellier, a Toulouse: c'est un souffle de rajeunissement qui commence a passer sur notre pays, mais ce n'est encore qu'un souffle. Le poMe de la jeunesse, Musset, a mis sur la sc^ne le proverbe que les plus jeunes cures font les meilleurs sermons et les ^tudiants n'ont pas dementi le po^le. Quel profcsseur de noire enseignementsup6rieur, je parledes plus ^minentsdans leur sp^cialitd, ne serait touchy, dmu jusqu'au fond du coeur, en lisant cet appel des mineurs du Northumberland qui se sont fait les porte-parole de lout ouvrier anglais ou frangais, de tout ouvrier europ^en qui n'a pas laisse p^n^trer jusqu'a son cerveau les callosites de sa main : « Voulez-vous nous aider a combler le fossd intellectuel qui s6pare les classes de la Soci6t6 et a repousser I'accusation d'ignorance que Ton 6l^ve contre la classe des travailleurs ? Nous vous demandons de rendre possible la culture de ces facultes morales et intellectuelles qui el^vent Thomme au-dessus